"L'application des sanctions n'a posé aucun problème pour l'approvisionnement en essence dont l'Iran a besoin", a déclaré Khatibi.
Bien que deuxième producteur de l'OPEP, l'Iran doit importer un tiers de ses besoins en essence faute de capacité de raffinage suffisante.
Les principaux groupes pétroliers ou distributeurs de produits raffinés occidentaux qui travaillaient auparavant avec l'Iran, comme Shell, Total ou les suisses Vitol et Glencore, ont décidé de stopper leurs livraisons, en prévision ou après les sanctions annoncées en juin et juillet par Washington et l'Europe.
Ces sanctions, prises dans la foulée d'un vote du Conseil de sécurité de l'ONU condamnant à nouveau le 9 juin Téhéran pour son programme nucléaire controversé, interdisent notamment tout investissement ou toute coopération avec l'Iran dans le secteur énergétique.
Actuellement, selon la presse iranienne, l'Iran achète la plus grande part de l'essence qu'il doit importer -près de 20 millions de litres par jour- à la Turquie et la Chine, deux pays qui ont refusé de s'aligner sur les mesures décidées par les Occidentaux.
L'ambassadeur du Venezuela à Téhéran, David Velasquez Caraballo, a affirmé de son côté lundi à l'agence Fars que son pays était prêt à "livrer l'essence nécessaire à l'Iran" si Téhéran en faisait la demande.
M. Khatibi a par ailleurs affirmé que les sanctions n'avaient pas davantage touché les exportations pétrolières qui représentent plus de 80% des revenus de l'Iran. "Il n'y a aucune situation anormale dans les exportations pétrolières du pays, elles se font normalement vers les pays demandeurs".
Certains milieux spécialisés ont fait état d'un accroissement du stockage de brut par l'Iran dans des tankers ces dernières semaines, possible signe d'une difficulté à écouler sa production. Mais ce stockage est lié à "des travaux annuels d'entretien dans des raffineries" et il va diminuer avec la fin des travaux, a expliqué le responsable iranien.


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