"J'espère que les autorités d'Israël s'impliqueront de manière positive dans cette mission car son but n'est pas de dénoncer", a expliqué le président du Conseil basé à Genève, l'ambassadeur de Thaïlande Sihasak Phuangketkeow.
"Il est dans l'intérêt d'Israël de coopérer à la mission d'enquête" du Conseil, a-t-il insisté lors d'une rencontre avec la presse.
Le Conseil des droits de l'homme a voté le 2 juin une résolution approuvant la mise en place d'une mission internationale indépendante destinée à examiner "les graves attaques menées par les forces israéliennes contre le convoi humanitaire de bateaux" le 31 mai, qui ont fait 9 morts parmi les passagers turcs.
Le 23 juillet, trois experts chargés de l'enquête ont été nommés par l'institution. Ces nominations ont été immédiatement critiquées par l'Etat hébreu qui a jugé, selon un haut responsable israélien, qu'une telle initiative était prématurée étant donné que le pays menait déjà ses propres investigations.
Israël a jusqu'à lundi refusé de coopérer à la moindre enquête internationale. Mais les autorités du pays ont cédé à la pression internationale et accepté pour la première fois de participer à un autre panel formé par le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, pour enquêter sur le raid meurtrier du 31 mai.
Cette mission s'inscrit en parallèle à celle du Conseil des droits de l'homme mais M. Sihasak a assuré qu'il n'y avait "pas de chevauchement" entre les deux.
La mission du Conseil des droits de l'Homme "va se concentrer sur les questions de droits de l'homme", a-t-il insisté, soulignant que celle du chef de l'ONU sera "plus large".
Le panel formé à New-York "va se pencher sur les faits, les circonstances et le contexte" de l'affaire et donner des recommandations pour prévenir d'autres incidents, a-t-il ajouté.
Le rapport de la mission du Conseil des droits de l'homme doit être présenté lors de la prochaine session de l'organisation qui se déroule du 13 septembre au 1er octobre.

