A Garma, à une cinquantaine de kilomètres à l'ouest de Bagdad, dans la province sunnite d'Anbar où la violence persiste, trois parents d'un policier dont une femme ont été tués, et trois autres dont une deuxième femme ont été blessés, dans l'explosion d'une bombe qui a détruit la maison de ce membre des forces de sécurité, selon la police.
Par ailleurs, à Chourta, un quartier du sud de Bagdad, deux personnes ont été tuées et quatre autres blessées par un engin explosif placé dans un abribus, a affirmé une source au ministère de l'Intérieur.
Une polémique a opposé le week-end dernier l'armée américaine et les autorités irakiennes sur le bilan des victimes pour le mois de juillet.
Samedi, ces dernières avaient annoncé 535 morts, dont 396 civils, et 1.043 blessés faisant du mois de juillet le plus meurtrier en Irak depuis plus de deux ans.
Dans un communiqué dimanche, l'armée américaine avait "réfuté le fait qu'il y a eu 535 tués en juillet et estimé qu'il était incorrect de dire qu'il s'agissait du mois le plus sanglant depuis 2008".
Selon elle, il n'y a eu "que 222 tués et 782 blessés par des opérations ennemies. Dans le détail, 161 civils ont péri et 526 ont été blessés alors que parmi les forces de sécurité irakiennes, il y a eu 55 tués et 201 blessés", et que six soldats américains ont aussi été tués.

