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Sport - Athlétisme

Diniz survole le 50 km marche et conserve son titre européen

Yohann Diniz a conservé le titre européen du 50 km hier matin à Barcelone, ravivant un intérêt pour la discipline qui s'était estompé après les échecs du Champenois aux JO de Pékin et aux Mondiaux 2009.

Le Français Yohann Diniz a décroché hier la médaille d’or du 50 km marche aux championnats d’Europe d’athlétisme à Barcelone.  Miguel Vidal/Reuters

La France, qui a retrouvé du « gros » en sprint, avec notamment Christophe Lemaitre, le roi continental du 100 m, possède désormais un vaste domaine athlétique.
D'ailleurs, au stade olympique, les Français de la piste ont confirmé en matinée cette période favorable. Bob Tahri et Mahiédine Mekhissi se sont qualifiés facilement pour la finale du 3000 m steeple, alors que les trois filles du 200 m ont franchi le 1er tour.
Sur le pied de 4min 25/26sec au km, Diniz s'est échappé au coup de pistolet. Le champion olympique italien Alex Schwazer, encore éprouvé par le 20 km de mardi, et le champion du monde russe Sergey Kirdyapkin ont seulement espéré que le « fou marchant » allait finir par se brûler les ailes.
Diniz a bouclé les 50 tours de sa marche triomphale en 3h 40min 37sec, pas très loin de son record national (3h38:45), pour devancer le Polonais Grzegorz Sudol et le Russe Sergey Bakulin, de braves soldats.
« Il a osé un truc qui aurait pu le déstabiliser. Mais il a un tel moteur et tous les feux étaient au vert », a souligné Pascal Chirat, le patron de la marche.
Yohann avait annoncé le « Diniz nouveau » en conférence de presse, mais sans dévoiler de chiffres. « Je vous avais dit 4min 30/35sec au km. C'était un piège. »
Révélé sous la pluie de Göteborg, le natif d'Epernay était devenu une vedette nationale dans les mois suivants, rôle jusqu'alors réservé dans l'Hexagone aux sprinters, sauteurs et demi-fondeurs.
Chien fou, il s'était aussi un peu égaré entre honneurs et obligations commerciales, alternant sur le plan sportif le bon (médaille d'argent aux Mondiaux 2007) et le franchement décevant avec son abandon aux Jeux de Pékin où il était arrivé en favori. « Je me suis recentré sur moi-même avec l'aide d'une sophrologue.
Là j'avais une tactique. Il y a un an, je courais en fonction des autres », a expliqué le double champion d'Europe.
Sur le circuit barcelonais, l'expressif Diniz n'a pas été avare de spectacle. Il a chuté au 42e km en heurtant le bord d'un trottoir. « J'avais la tête qui commençait à fatiguer. Mais cela ne m'a pas déstabilisé. Les poursuivants étaient à près de deux minutes », a-t-il indiqué.
Et d'ajouter : « C'est plus fort que le premier (titre). Ça faisait longtemps que j'attendais ce moment. On a le droit d'avoir des passages à vide. »
À 32 ans, Yohann Diniz veut rester au sommet jusqu'en 2016 pour les Jeux de Rio de Janeiro. Ça tombe bien : il est d'origine brésilienne.
La France, qui a retrouvé du « gros » en sprint, avec notamment Christophe Lemaitre, le roi continental du 100 m, possède désormais un vaste domaine athlétique.D'ailleurs, au stade olympique, les Français de la piste ont confirmé en matinée cette période favorable. Bob Tahri et Mahiédine Mekhissi se sont qualifiés facilement pour la finale du 3000 m steeple, alors que les trois filles du 200 m ont franchi le 1er tour.Sur le pied de 4min 25/26sec au km, Diniz s'est échappé au coup de pistolet. Le champion olympique italien Alex Schwazer, encore éprouvé par le 20 km de mardi, et le champion du monde russe Sergey Kirdyapkin ont seulement espéré que le « fou marchant » allait finir par se...
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