"En tant que minorité, notre but est de rassembler les druzes et préserver notre communauté, loin de tout fanatisme", a affirmé à l'AFP Kamil Sarieddine, président du comité de l'immigration au sein du Conseil communautaire druze au Liban.
Les druzes, minorité musulmane hétérodoxe du Proche-Orient, sont disséminés notamment entre la Syrie (400.000), le Liban (200.000) et Israël (100.000), d'après des responsables au sein de cette communauté.
"Lorsqu'on est membre d'une aussi petite secte, il est important de garder le contact", affirme Sayyed Rachid, un étudiant de 23 ans venu du Canada.
"Les druzes de l'étranger doivent préserver l'héritage de la communauté", a pour sa part indiqué Najat Mahmoud, une mère de famille de 59 ans qui vit en Australie.
Pour Walid Joumblatt, leader du Parti socialiste progressiste (PSP), "la protection des druzes en tant que minorité passe par l'arabisme". "Nous sommes Arabes avant d'être Druzes", a-t-il assuré.
Les druzes sont une secte de l'ismaélisme, un courant minoritaire de l'islam chiite, qui relève à la fois du mysticisme musulman et de la pensée coranique. Ils croient également en la réincarnation. Seuls les "initiés" de la secte connaissent l'essence de ce courant religieux.
Une délégation de 35 druzes israélo-arabes a été exceptionnellement autorisée à se rendre au Liban pour assister à ce congrès qui s'est tenu pendant trois jours.
Le Liban et la Syrie sont techniquement toujours en guerre avec Israël et interdisent à quiconque possédant un passeport israélien ou n'importe quel passeport portant un tampon israélien de franchir leurs frontières.

