Lors d'une visite de deux jours à New Delhi, il doit rencontrer l'émissaire américain pour l'Afghanistan et le Pakistan, Richard Holbrooke, avant des discussions avec son homologue indien vendredi.
S'adressant à des journalistes à bord d'un avion à destination de la capitale indienne, M. Mullen a salué la retenue de l'Inde après les sanglants attentant perpétrés par un commando extrémiste en novembre 2008 dans divers endroits de Bombay, qui avaient fait 166 morts.
"Je me suis beaucoup inquiété à propos d'une nouvelle attaque, ou quelque chose de ce genre", a-t-il déclaré, ajoutant vouloir "être sûr que cela ne se reproduira pas".
L'Inde a attribué les attentats au groupe islamiste basé au Pakistan Lashkar-e-Taïba, poussé par les "des agences officielles" au Pakistan.
Récemment, le secrétaire indien à l'Intérieur, G.K. Pillai, a déclaré que les services de renseignement pakistanais (Inter-Services Intelligences, ISI) étaient impliqués dans les attentats.
Selon l'amiral Mullen, les attentats de Bombay ont montré qu'un petit groupe d'extrémistes pouvait avoir un "impact stratégique" et pousser deux puissances nucléaires vers un conflit potentiel.
"L'une des choses qui m'a frappé alors et qui reste un motif de grande préoccupation est que ces terroristes puissent rapprocher deux pays d'un possible conflit", a-t-il dit. "Ils n'étaient pas au bord (de la guerre) mais ils s'en sont rapprochés".
M. Mullen a déclaré qu'il avait fait part, après les attentats, de sa "sérieuse préoccupation" au Pakistan, y compris aux responsables de ses puissants services de renseignements.
Interrogé sur des liens présumés entre l'ISI et des islamistes extrémistes, y compris ceux luttant contre les troupes de l'Otan en Afghanistan, Michael Mullen a reconnu des désaccords avec les services de renseignement pakistanais.
Les Etats-Unis voudraient parfois "certaines clarifications" de la part de l'ISI "pour savoir pourquoi certaines choses sont faites", a-t-il déclaré sans plus de précisions.

