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Liban - Escapade

Souk el-Khan : un lieu de rencontre et d’échange convivial au Liban-Sud

Au Liban-Sud, sur la route de Hasbaya, chaque mardi, un souk en plein air fait l'événement de la localité. Ce marché hebdomadaire qui se situe à quelques centaines de mètres d'un ancien khan perpétue une tradition de rassemblement et d'échanges commerciaux.

Tous les produits sont proposés à des prix défiant toute concurrence et l’on aura quand même grand plaisir à marchander.

En quittant la région de Marjeyoun pour se diriger vers Hasbaya au Liban-Sud, une timide bifurcation à droite indique la direction d'al-Fardiss, Kfarhamam, Kfarchouba, Hibberiyyé, Rachaya el-Foukkhar, Chebaa...
Vous prenez cette direction et tout paraît anodin... sauf si c'est un mardi. Pourquoi mardi ? Eh bien, parce que le mardi, vous trouverez sur votre route une forêt transformée en un grand espace où se mêlent avec amusement et sans aucun complexe des marchands de falafel, des vendeurs de narguilés, des vendeurs ambulants de pistaches et confiseries, et, plus loin, des « coins-maison » avec des ustensiles rien qu'en plastique. Juste à côté, apparaissent des voitures bricolées de façon à ce qu'elles se transforment en un étalage de lingerie fine et de sous-vêtements pour enfants.
Ce marché est réservé à des commerçants du coin de toutes les communautés : ainsi on y trouve des marchands druzes, musulmans et chrétiens, se partageant l'espace sereinement et formant ainsi un échantillon plus que représentatif du Liban commerçant.
Le client de passage est roi et doit donc trouver dans ce marché tout ce qui assure son confort : des tables sont dressées au bas de la route pour le recevoir ainsi que sa famille pour une petite collation. Des rafraîchissements sont posés dans des cuvettes géantes pleines de glaçons, et pour cause : l'électricité n'est pas monnaie courante dans cette région reculée du Liban.
Au menu : falafel à gogo avec des fatayer au thym, au fromage, et même aux pommes de terre, préparés la veille par des femmes de la localité, des spécialités de la région qu'on déguste dans une ambiance conviviale. Pour les plus gourmands, qui ne se limitent pas aux plats végétariens, il y a des bouchers sur place qui procurent de la viande fraîche et proposent leur barbecue pour profiter d'un bon sandwich de méchoui.
Une fois vos emplettes terminées, des vendeurs de glace artisanale vous accueillent au bout du parking, qui n'est autre que le bord de la route, et vous vendent une glace rafraîchissante. Tous les produits sont proposés à des prix défiant toute concurrence que vous aurez quand même grand plaisir à marchander. Et pour ne pas oublier la touche orientale de ce souk, des diseuses de bonne aventure se mettent en tailleur, un peu partout dans la forêt, pour prédire monts et merveilles à des jeunes encore fascinés par ce monde très différent des grandes surfaces qui dominent la ville.
Un endroit bien féerique que ce souk, où gens de la région et touristes locaux et étrangers viennent découvrir le secret de ces marchés non spécialisés, mais offrant une escapade furtive dans le temps et des moments de pure magie où la monnaie locale a encore son mot à dire. Tout le monde sera servi à Souk el-Khan, mais il faudra faire l'effort d'y être un mardi.
Ce souk n'a pas arrêté de se tenir même durant la guerre et sous l'occupation. Les clients changent certes, le commerce ne fait pas de politique mais surtout de la diplomatie. L'événement se déroule à proximité d'un khan rural (Khan Hasbaya), d'où son nom.
Datant du 17e siècle, c'était un poste-relais sur la voie commerciale reliant l'Égypte à la Palestine (lire par ailleurs). Il assurait le gîte aux voyageurs et aux marchands durant leur trajet. Il accueillait également des pèlerins, des artisans, des géographes et même des soldats.
Aujourd'hui, le marché hebdomadaire de Souk el-Khan, situé à quelques centaines de mètres du site, perpétue cette tradition de rassemblement et d'échanges commerciaux.

En quittant la région de Marjeyoun pour se diriger vers Hasbaya au Liban-Sud, une timide bifurcation à droite indique la direction d'al-Fardiss, Kfarhamam, Kfarchouba, Hibberiyyé, Rachaya el-Foukkhar, Chebaa...Vous prenez cette direction et tout paraît anodin... sauf si c'est un mardi. Pourquoi mardi ? Eh bien, parce que le mardi, vous trouverez sur votre route une forêt transformée en un grand espace où se mêlent avec amusement et sans aucun complexe des marchands de falafel, des vendeurs de narguilés, des vendeurs ambulants de pistaches et confiseries, et, plus loin, des « coins-maison » avec des ustensiles rien qu'en plastique. Juste à côté, apparaissent des voitures bricolées de façon à ce qu'elles se...
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