Une œuvre signée Douglas Perez. (Michel Sayegh)
C'est surtout le bleu qui domine les œuvres, toutes techniques confondues. Le bleu de la mer, de l'azur et également le bleu des rêves, des espoirs de tout un peuple. Qu'ils soient citadins ou de la campagne, pêcheurs, agriculteurs ou parfaits urbains, ces Cubains rêvent tous d'un avenir meilleur pour leur île.
Loin d'être isolés, malgré l'isolement qu'ils ont été contraints de subir, ces artistes témoignent des craintes et des joies des insulaires, ainsi que d'une ouverture vers le monde. À travers ce voyage dans l'irréel, ils parviennent tous à croquer sur leurs canevas les multiples contradictions d'un des plus grands archipels du monde. Ainsi, la pauvreté est toujours accompagnée d'une certaine joie de vivre et l'attachement aux traditions, à une soif de modernité. Tous ces contrastes sont perçus dans cette palette tantôt obscure et complexe (Manuel Mendive), lumineuse et transparente (Pedro Pablo Oliva) dans cette composition figurative (Ruben Alpizar et Kadir Lopez), ou encore très abstraite (Yamilia Perez). Dans les paysages idylliques vus de loin (Lester Campa) ou d'autres, urbains, signés Douglas Perez, ou dans les bouquets floraux brossés avec un grand souci du détail (Kelvin Lopez), c'est un melting-pot ethnique et culturel qui se profile derrière ces œuvres témoins.
Jusqu'au 23 juillet.


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