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Liban - Séminaire

Le baccalauréat arabe international, un projet éducatif révolutionnaire

La philosophie des « têtes bien faites » appliquée aux écoles du monde arabe.

Mme Hanadi Jardaly, directrice du lycée Houssam Eddine Hariri, recevant le certificat de participation au baccalauréat arabe international 2010 de la part de MM. Habib Sayegh et Ibrahim Halloun.

« Le baccalauréat arabe international est une méthode d'enseignement, dont la finalité n'est pas l'évaluation en soi, mais l'acquisition d'un savoir-faire et d'un savoir être qui serviront l'élève tout au long de sa vie », a déclaré Ibrahim Halloun, lors du lancement du diplôme du International Arab Baccalaureate (IAB) ou baccalauréat arabe international. Professeurs, directeurs d'école, ainsi que hauts responsables de la sphère éducative venus du Liban, d'Égypte, de Jordanie et d'Arabie saoudite ont tenu une réunion pour l'occasion à l'hôtel Le Royal pour un séminaire de trois jours qui s'est ouvert lundi. Sous l'impulsion du Centre de recherches pédagogiques (ERC), dirigé par Habib Sayegh, ce projet ambitieux à l'approche novatrice a vu le jour avec un programme pilote en septembre 2008. Il sera à partir de septembre 2010 une formation proposée aux élèves des lycées ayant adopté l'IAB : ils sont onze à ce jour au Liban.
Cette formation qui touche les trois années du cycle secondaire respecte les programmes scolaires nationaux des quatre pays du monde arabe représentés au séminaire. « Les programmes ne changeront pas, les manuels non plus. La différence sera le changement radical de l'approche pédagogique : l'IAB obéit à la règle du "Less is more" », a assuré le professeur Halloun, se référant ainsi à la méthode des « têtes bien faites, plutôt que trop pleines ». Pour cela, un travail de titan attend les précurseurs du projet. Séminaires, formations, suivi personnel, et plates-formes virtuelles permettront aux professeurs et directeurs d'écoles d'interagir avec les initiateurs de l'IAB, mais également partager leur expérience pratique. Du côté des élèves, une palette complète de disciplines sera au programme : maths, physique, humanités, et langues ; le principe n'étant pas de faire un choix entre les disciplines puisque ce baccalauréat ne se divise pas en filières (bac littéraire ou scientifique etc.) : « La liberté sera de choisir d'être évalué au niveau de "maîtrise" ou de "base", explique-t-il, les élèves vont acquérir les mêmes compétences d'analyse, mais connaissances plus ou moins approfondies selon la matière et les affinités. »
Quant aux débouchés de ce diplôme, les horizons se multiplient : « L'IAB est une aspiration venant des pays arabes, dirigée vers les autres pays arabes mais qui s'orientera graduellement vers l'Occident », a assuré Habib Sayegh.
En effet, un élargissement est prévu vers les autres pays de la région, et les pays du Maghreb au terme des premières années d'activité si elles se révèlent fructueuses. Par ailleurs, un système d'équivalence est en cours, comme l'a expliqué M. Halloun : « Nous travaillons avec les ministères concernés pour l'équivalence entre ce diplôme et d'autres certificats nationaux mais nous coopérons également avec des agences d'accréditation et des universités d'Amérique et d'Europe pour obtenir la reconnaissance de l'IAB par les institutions internationales. »
Le baccalauréat arabe international reste en somme un projet très ambitieux qui pourrait rompre définitivement avec les méthodes d'enseignement de la région, critiquées pour ne pas assez former les élèves aux « défis de la vie contemporaine ». Ce sera sans aucun doute un travail de longue haleine, qui nécessitera la mobilisation soutenue de tous les organes de l'enseignement, ainsi que l'engagement actif des partenaires régionaux. C'est donc un vaste programme, qui exige des efforts colossaux. Il n'en demeure pas moins que l'idée d'une pédagogie plus ouverte dans le monde arabe laisse souffler un vent novateur sur nos écoles.
« Le baccalauréat arabe international est une méthode d'enseignement, dont la finalité n'est pas l'évaluation en soi, mais l'acquisition d'un savoir-faire et d'un savoir être qui serviront l'élève tout au long de sa vie », a déclaré Ibrahim Halloun, lors du lancement du diplôme du International Arab Baccalaureate (IAB) ou baccalauréat arabe international. Professeurs, directeurs d'école, ainsi que hauts responsables de la sphère éducative venus du Liban, d'Égypte, de Jordanie et d'Arabie saoudite ont tenu une réunion pour l'occasion à l'hôtel Le Royal pour un séminaire de trois jours qui s'est ouvert lundi. Sous l'impulsion du Centre de recherches pédagogiques (ERC), dirigé...
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