"A court terme, les sanctions devraient réduire les très nécessaires importations d'essence et d'autres produits" pétroliers vers l'Iran.
A plus long terme, le développement de l'industrie gazière et pétrolière "sera clairement affecté", en particulier les projets GNL (gaz naturel liquéfié) qui seront "les plus durement touchés", ajoute-t-elle.
L'Iran, qui est le quatrième producteur mondial de pétrole brut, importe jusqu'à 40% de son essence, le pays manquant de capacités de raffinage pour satisfaire sa demande.
A cet égard, l'AIE juge "irréaliste" les projets du gouvernement iranien de doubler les capacités de raffinage du pays d'ici à 2013, en construisant 7 nouvelles raffineries.
L'AIE, qui représente les intérêts des pays développés, souligne que les sanctions internationales interdisent les transferts de technologie et les financements nécessaires à de tels projets industriels.
Sur ces 7 projets de raffineries, un seul "reste actif, mais même dans ce cas-là, les travaux semblent arrêtés en raison de problèmes de financement".
Quant aux stocks d'essence accumulés par l'Iran, ils ne peuvent être qu'"une solution à court terme au mieux, étant donné que le pays importe 100.000 à 130.000 barils d'essence par jour".
L'AIE remarque que la plupart des compagnies pétrolières occidentales ont arrêté de livrer de l'essence à l'Iran mais qu'il existe encore un doute sur le fait que les fournisseurs chinois fassent de même.
"Cependant, le nombre limité de vendeurs prêts à fournir de l'essence et du kérosène à l'Iran fait monter le coût du carburant, suscitant des doutes sur la capacité de la République à se procurer les volumes requis".
Le 9 juin, le Conseil de sécurité de l'ONU a voté un quatrième train de sanctions financières et militaires contre l'Iran qui refuse de suspendre ses activités nucléaires sensibles, principalement l'enrichissement d'uranium.
Ces sanctions ont été suivies par d'autres imposées unilatéralement par les Etats-Unis et l'Union européenne.

