A l'issue de leur rencontre, le chef de la diplomatie saoudienne s'est réjoui devant la presse de ces entretiens "excellents et approfondis".
Arrivé lundi à Paris, le prince Saoud al-Fayçal a inauguré mardi après-midi l'exposition "Routes d'Arabie, archéologie et histoire du royaume d'Arabie saoudite" au musée du Louvre.
Cette exposition, qui débute mercredi et doit se prolonger jusqu'au 27 septembre, devait initialement être inaugurée par le roi Abdallah mais la visite du chef de l'Etat saoudien a été reportée à une date ultérieure, sans qu'aucun motif officiel ne soit avancé côtés saoudien et français.
Le ministre saoudien des Affaires étrangères a indiqué mardi à la presse que la visite du souverain aurait lieu "à un moment qui permettra aux deux chefs d'Etat d'avoir assez de temps pour discuter des sujets qui sont dans l'intérêt des deux pays et des deux peuples".
La semaine dernière, le quotidien Le Monde citant une source française avait attribué le report de cette visite à un mouvement d'humeur saoudien après la publication sur le site internet du Figaro de propos prêtés au roi Abdallah lors de la visite du ministre français de la Défense Hervé Morin début juin.
Selon le figaro.fr, le souverain saoudien aurait déclaré qu'"il y a deux pays au monde qui ne méritent pas d'exister: l'Iran et Israël".
Interrogé sur ces déclarations mardi, le prince Saoud al-Fayçal a rappelé que "l'Arabie saoudite avait nié que de telles déclarations aient été prononcées". "Est-ce que vous me croyez ou est-ce que vous croyez ce que dit la presse ? La France n'avait pas à faire de déclaration à ce sujet puisque c'était une déclaration attribuée aux Saoudiens et que les Saoudiens l'ont niée", a-t-il dit.
A l'issue de la rencontre, l'Elysée a également indiqué que ce n'était "certainement pas pour des rumeurs de presse" que le roi avait reporté sa visite. "La présence du prince est la démonstration que toutes les interprétations de ces derniers jours n'avaient pas de sens", a relevé la même source. "Le roi devait venir, il a souhaité venir plus tard. Ce n'est pas un mouvement d'humeur ni de rumeurs", a-t-elle ajouté.
Nicolas Sarkozy avait rencontré en novembre le roi Abdallah dans son ranch privé afin de resserrer les liens entre les deux pays. Les entreprises françaises ambitionnent d'y décrocher de gros contrats en matière de nucléaire civil ou de défense et d'y construire un TGV (train à grande vitesse) entre La Mecque et Medine.


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