Baptisée "Twin" cette oeuvre évoque les tours jumelles du World Trade Center à partir d'une mosaïque de photographies illustrant la vie quotidienne à Lahore.
"Il s'agit de ma première exposition en solo dans un musée. C'est très important pour moi", a déclaré à l'AFP Rashid Rana.
Né en 1968 à Lahore, l'artiste s'est donné comme mission de documenter les paradoxes de la vie quotidienne. Il aborde le choc des civilisations, questionne les traditions établies, traite du quotidien et de l'homme.
Dans "Twin", il évoque les tours jumelles du World Trade Center à partir d'une mosaïque de photographies illustrant la vie quotidienne à Lahore.
Une autre oeuvre suggère de loin la mosquée Wazir Khan de Lahore mais de près révèle de nombreux logos commerciaux parmi lesquels McDonald's, Sony et Coca Cola.
"Si on s'attend à voir un artiste pakistanais, ça ne va pas être le cas", indique Eglantine de Ganay, conseillère en art et commissaire invitée par le musée Guimet. "Rashid a une lecture qui est la sienne de l'Asie et il est aussi complètement imprégné des grandes courants contemporains internationaux" poursuit-elle.
"Ce n'est pas de l'art sur un piédestal, je ne fais pas de l'art pour me conformer à une tradition artistique", déclare l'artiste. "Mon art vient de notre expérience commune", poursuit M. Rana.
Sculpture, photographie, peinture, vidéo: tous les modes d'expression sont bons pour Rashid Rana. S'il a débuté dans la peinture, il s'est tourné vers le montage photo qui lui permet d'utiliser le matériel dont il dispose et de "le réarranger pour créer un nouveau sens", explique-t-il.
L'introduction d'art contemporain au musée Guimet est une première et le musée envisage de répéter l'expérience.
Dans un avenir proche, Rashid Rana envisage de concentrer ses énergies sur la "photo-sculpture". "La photo fait tellement partie de nos vies, j'ai envie de la pousser vers les trois-dimensions", dit-il.


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine