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Liban

Le dossier des enfants des rues enfin sur le tapis ministériel

Les ministres des Affaires sociales, Sélim Sayegh, et de la Justice, Ibrahim Najjar. Photo Dalati et Nohra

Le problème des petits mendiants était à l'ordre du jour, hier, de la rencontre entre les ministres de la Justice et des Affaires sociales, Ibrahim Najjar et Sélim Sayegh, qui s'est conclue par une conférence de presse conjointe. Les deux ministres ont estimé à ce propos que des mesures juridiques très sévères devraient être envisagées à l'encontre des responsables de trafics d'enfants.
Le ministre Sayegh a affirmé que la solution devait être globale, insistant sur la nécessité qu'il n'y ait plus d'enfants qui mendient dans les rues au Liban. Il a annoncé que les associations qui accueillent les petits mendiants ont désormais la capacité d'héberger 280 enfants de plus. M. Sayegh a précisé que le ministre Ziyad Baroud, qui n'a pu participer à la réunion, l'a informé que des mesures ont déjà été prises à l'égard des enfants des rues.
De son côté, le ministre Najjar a estimé qu'il est inadmissible que des parents laissent leurs enfants mendier dans les rues. « Ils les déposent le matin en minibus et viennent les récupérer le soir », a-t-il souligné, indiquant que ces familles traversent parfois la frontière (libano-syrienne). Il a regretté que ces parents n'aient jamais été inquiétés ou sanctionnés, conformément au code pénal, reconnaissant l'existence de lacunes au niveau de la loi et admettant la difficulté de juger des parents qui ne sont pas présents sur le sol libanais de manière permanente.
Le ministre de la Justice a ensuite abordé trois points qu'il a estimés essentiels. Il a affirmé que les enfants mendiants ne peuvent et ne doivent pas être sanctionnés. « Nous devons toutefois nous pencher sur leur situation sociale, après les avoir retirés de la rue », a-t-il dit. Il a, de plus, adressé un message aux parquets, aux juges des mineurs et aux associations qui hébergent les enfants des rues, précisant qu'il est « impératif d'envisager des mesures radicales », car il est « honteux qu'il y ait tant de petits mendiants dans les rues du Liban ». Il a observé que cette question devait être discutée avec la douane syrienne. Ibrahim Najjar a enfin souligné la nécessité de mettre en place un chantier de réformes concernant ce dossier lié aux droits de l'enfant, notamment au niveau des lacunes dans la loi et des capacités d'accueil des institutions qui hébergent les enfants des rues.
Le problème des petits mendiants était à l'ordre du jour, hier, de la rencontre entre les ministres de la Justice et des Affaires sociales, Ibrahim Najjar et Sélim Sayegh, qui s'est conclue par une conférence de presse conjointe. Les deux ministres ont estimé à ce propos que des mesures juridiques très sévères devraient être envisagées à l'encontre des responsables de trafics d'enfants.Le ministre Sayegh a affirmé que la solution devait être globale, insistant sur la nécessité qu'il n'y ait plus d'enfants qui mendient dans les rues au Liban. Il a annoncé que les associations qui accueillent les petits mendiants ont désormais la capacité d'héberger 280 enfants de plus. M. Sayegh a...
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