"Vous devez comprendre que si les Iraniens obtiennent une capacité nucléaire, nous assisterons à une folle course aux armements dans tout le Moyen-Orient avec des conséquences auxquelles je ne veux même pas penser", a-t-il déclaré aux journalistes.
L'ambition nucléaire iranienne est "la plus importante menace pour les pays du Golfe, la plus importante menace pour le Moyen Orient", a-t-il souligné lors d'une conférence de presse conjointe avec son homologue finlandais Alexander Stubb en conclusion d'une visite d'une journée à Helsinki.
Israël, qui n'est pas signataire du traité de non-prolifération (TNP), est considéré comme la seule puissance nucléaire au Proche-Orient. Il soutient la politique des sanctions contre l'Iran conduite par les Etats-Unis pour empêcher ce pays de développer un programme nucléaire à des fins militaires, tout en refusant d'écarter à priori le recours à la force.
L'Iran assure que son programme nucléaire poursuit des fins exclusivement civiles.
M. Lieberman a par ailleurs réaffirmé qu'Israël ne s'excuserait pas comme le réclame Ankara pour le raids de son armée contre un convoi maritime pour Gaza dans lequel neuf Turcs, dont un avec la double nationalité américaine, ont été tués le 31 mai.
"Nous n'avons pas l'intention (...) de nous excuser. Nous pensons qu'il vaudrait beaucoup mieux dédramatiser la question", a-t-il dit.
"Nous avons eu pendant des années des relations très amicales et très stables avec la Turquie" et "nous n'avons pas changé notre politique" à son endroit, a-t-il déclaré.
M. Lieberman a également souligné que les relations d'Israël avec les Etats-Unis étaient "très bonnes", à quelques heures d'une rencontre très attendue à Washington du président Barack Obama avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu.
"Comme cela arrive entre amis, parfois nous avons des dissensions et des malentendus", a-t-il dit, insistant sur "les relations très stables" entre les deux pays.

