"Les Nations unies ont fait connaître leur vive objection aux mouvements de protestation organisés aujourd'hui devant leurs bureaux à Colombo par un ministre du gouvernement du Sri Lanka, qui ont empêché employés et visiteurs d'entrer ou sortir", a déclaré M. Haq lors d'un point de presse.
"Tout en respectant le droit des citoyens de manifester pacifiquement, nous estimons que barrer l'accès aux bureaux de l'ONU constitue une entrave au travail essentiel effectué chaque jour par les Nations unies pour aider la population du Sri Lanka", a-t-il ajouté.
Précisant que le gouvernement sri-lankais a "fourni des assurances" concernant la sécurité des employés de l'ONU et leur accès aux bureaux, M. Haq a indiqué que l'organisation suivrait attentivement l'évolution de la situation et faisait confiance au gouvernement pour "honorer son engagement".
Les quelque 1.500 manifestants emmenés par le ministre du logement, Wimal Weerawansa, entendaient protester contre la récente création par le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, d'un groupe d'experts chargé d'étudier les allégations de violations des droits de l'homme lors des derniers mois de la guerre civile l'an dernier au Sri Lanka.
Le gouvernement sri-lankais a exprimé son fort mécontentement après cette décision.
M. Weerawansa a lui-même lancé des slogans anti-ONU tandis que la foule franchissait les barrages de police et barrait l'entrée de l'immeuble des Nations unies, empêchant quiconque d'entrer ou sortir pendant sept heures, selon des témoins.
La police est ensuite intervenue pour lever le siège et un porte-parole de M. Weerawansa a affirmé que cinq de ses partisans avaient été blessés.


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