M. Netanyahu était reçu dans l'après-midi à la Maison Blanche par le président américain, une rencontre au cours de laquelle ce dossier doit être abordé.
Le ministre sans portefeuille Benny Begin, membre du forum des sept principaux ministres, s'est prononcé pour "la reprise du développement normal des localités israéliennes" dans le territoire palestinien de Cisjordanie.
"Il n'y a pas le moindre doute: la construction reprendra en Judée-Samarie (Cisjordanie) immédiatement après l'échéance du gel" de la construction dans les colonies prévue le 26 septembre, a pour sa part déclaré Limor Livnat, ministre de la Culture et des Sports.
"Il n'est pas question pour Israël d'essayer, au prix de concessions, de convaincre les Palestiniens d'engager des négociations de paix directes", a-t-elle ajouté.
Le vice-président du Parlement Danny Danon a assuré à l'AFP être "sûr" que M. Netanyahu affirmerait à M. Obama qu'il "a été élu sur un programme très clair de bâtir à Jérusalem et en Judée-Samarie".
Tous trois appartiennent à l'aile la plus à droite du Likoud, le parti de M. Netanyahu.
Selon des médias, M. Obama pourrait proposer d'amener les Palestiniens à des négociations directes, réclamées par M. Netanyahu, en échange d'une extension du moratoire sur la colonisation.
Lors d'une réunion d'urgence mardi à Jérusalem, des dirigeants de toutes les formations de la coalition gouvernementale -à l'exception du Parti travailliste (centre-gauche)- ont appelé à ne pas prolonger le moratoire.
En novembre, sous la pression des Etats-Unis, M. Netanyahu avait ordonné un coup de frein à la colonisation en Cisjordanie afin de favoriser la relance du processus de paix avec les Palestiniens.
Selon le quotidien Yediot Aharonot, avant son départ pour Washington, M. Netanyahu a convoqué plusieurs ministres du Likoud "pour s'efforcer de les apaiser en leur assurant qu'il était déterminé à empêcher une prolongation du gel".
Le 24 juin, le comité central du Likoud a approuvé à l'unanimité une résolution prônant la poursuite de la colonisation en Cisjordanie.
Et le Conseil représentatif des colons de Cisjordanie vient de lancer une campagne pressant M. Netanyahu de "respecter ses engagements" électoraux.
"Une parole est une parole, une date est une date, et le 26 septembre nous allons recommencer à construire", selon des encarts publicitaires publiés dans les journaux par cet influent groupe de pression.
Une manifestation pro-colonisation est organisée devant le consulat général des Etats-Unis à Jérusalem, au moment de l'entrevue Obama-Netanyahu à Washington.
Paradoxe de la position de Washington qui dénonce la colonisation, le fisc américain accorde des exonérations à des fondations qui aident les Israéliens à implanter des colonies en Cisjordanie en tant qu'organisations de bienfaisance, selon le New York Times.
Le journal a recensé "au moins 40 groupes américains qui ont collecté plus de 200 millions de dollars de dons déductibles des impôts pour les implantations en Cisjordanie et à Jérusalem-Est durant la dernière décennie".
Quelque 300.000 Israéliens résident actuellement dans 120 colonies en Cisjordanie, et environ 200.000 autres dans le secteur oriental de Jérusalem conquis et annexé par Israël en juin 1967.
Toutes les colonies sont considérées comme illégales par la communauté internationale qui, par ailleurs, ne reconnaît pas l'annexion de Jérusalem-Est.


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