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Culture - Théâtre

Le grand acteur et metteur en scène Laurent Terzieff s'est éteint

L'acteur et metteur en scène Laurent Terzieff est décédé vendredi soir à l'âge de 75 ans à l'hôpital de la Salpêtrière "de complications pulmonaires" après avoir été "souffrant pendant plusieurs semaines", a annoncé son agent samedi à l'AFP.

Laurent Terzieff sur scène dans "Philoctète" en septembre 2009./

Les hommages à cette légende du théâtre français n'ont cessé d'affluer.
"Il était complètement désintéressé, loin des prix et des hochets. Laurent Terzieff était un exemple et un immense talent", a estimé Robert Hossein.
"Il a cultivé comme personne le théâtre de fraternité", a déclaré Fabrice Luchini, qui jouait à ses côtés et sous sa direction dans la pièce "Molly" de Brian Friel en 2005. "Il aurait pu être une star. Il a préféré la découverte d'auteurs", a-t-il ajouté.
Il restera le "symbole du théâtre à son meilleur, exigeant et accessible", pour Pierre Lescure, président de l'Association les Molières.
Le président de la République, Nicolas Sarkozy, a salué le "comédien et homme d'exception" et le Premier ministre, François Fillon, un "grand seigneur de la scène française". Pour le ministre de la Culture, Frédéric Mitterrand, cet "artiste passionné, exigeant, travailleur infatigable et inspiré" laissera une "empreinte inoubliable" au théâtre comme au cinéma.
L'acteur incandescent au visage émacié avait été sacré meilleur comédien en avril aux Molière pour deux rôles différents dans les deux familles du théâtre, "L'Habilleur", qui lui a valu aussi le Molière du théâtre privé et "Philoctète", dans le secteur subventionné.
Indépendant, exigeant et discret, cet autodidacte du théâtre avait révélé des auteurs tels que Andreiev, Mrozek, Milosz et les anglo-saxons James Saunders, Murray Schisgal, Edward Albee.
Né le 27 juin 1935 à Toulouse (Haute-Garonne) de parents artistes plasticiens, d'ascendance russe par son père, ce passionné de poésie s'était épris des planches après avoir vu, encore adolescent, "La Sonate des spectres" de Strindberg, mise en scène par Roger Blin, qui sera l'un de ses mentors.
Il avait appris le métier "sur le tas" comme machiniste, souffleur, figurant, doublure, avant de débuter en 1952, grâce à Jean-Marie Serreau, autre mentor, dans "Tous contre tous" d'Adamov.
Baptisé en 1958 "la nouvelle gueule d'ange du cinéma français" après le film "Les tricheurs" de Marcel Carné, il tourne avec les plus grands : Henri-Georges Clouzot ("La prisonnière", 1968), Luis Bunuel ("La voie lactée", 1969) ou encore Pasolini ("Médée", 1969) mais préférera toujours le théâtre.
En 2008 il campait un vieux gangster usé au côté de Jean-Pierre Kalfon et Jean Rochefort dans "J'ai toujours rêvé d'être un gangster" de Samuel Benchetrit.
Faisant du théâtre un sacerdoce, Laurent Terzieff avait fondé en 1961 la compagnie qui porte son nom et sera hébergée dans les petits théâtres privés : Lutèce, La Bruyère, Lucernaire.
Acteur au jeu hors mode et d'une très grande sensibilité, il avait notamment triomphé dans "Tête d'Or" chez Barrault et reçu nombre de récompenses : prix Gérard Philipe en 1964, Grand prix national du théâtre en 1984 et six Molière, notamment pour deux pièces au vif succès publics : "Ce que voit Fox" (1988) et "Temps contre Temps" (1993).
En 2002, il perdait sa compagne et partenaire de théâtre, Pascale de Boysson. Quelques mois plus tard, il remontait seul en scène pour "Florilège", un spectacle poétique.
Le 27 octobre, on le verra sur Arte dans un personnage inspiré par Roland Dumas dans le téléfilm "La Vénitienne". Au cinéma il sera en février 2011 à l'affiche de "Largo Winch 2" de Jérôme Salle.
Les détails de ses obsèques n'ont pas encore été fixés.
Les hommages à cette légende du théâtre français n'ont cessé d'affluer."Il était complètement désintéressé, loin des prix et des hochets. Laurent Terzieff était un exemple et un immense talent", a estimé Robert Hossein."Il a cultivé comme personne le théâtre de fraternité", a déclaré Fabrice Luchini, qui jouait à ses côtés et sous sa direction dans la pièce "Molly" de Brian Friel en 2005. "Il aurait pu être une star. Il a préféré la découverte d'auteurs", a-t-il ajouté.Il restera le "symbole du théâtre à son meilleur, exigeant et accessible", pour Pierre Lescure, président de l'Association les Molières.Le...
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