Les deux hommes sont convenus que M. Lieberman n'aurait pas dû être tenu dans l'ignorance de la rencontre organisée cette semaine à Bruxelles pour tenter de renouer le dialogue entre Israéliens et Turcs, selon des responsables israéliens.
La tenue de cette rencontre, sans consultation du chef de la diplomatie israélienne, a révélé publiquement les tiraillements qui agitent la coalition gouvernementale de Benjamin Netanyahu.
MM. Netanyahu et Lieberman se sont vus à la résidence du Premier ministre à Jérusalem pour évoquer les entretiens de mercredi à Bruxelles entre le ministre turc des Affaires étrangères Ahmet Davutoglu et le ministre israélien du Commerce Binyamin Ben Eliezer, dont M. Lieberman n'avait pas été avisé.
Aucun communiqué n'a été publié à l'issue de cet entretien, mais les deux dirigeants sont convenus qu'il s'agissait d'une "erreur" et M. Netanyahu s'est engagé à mieux se coordonner avec son ministre, selon les mêmes sources.
M. Lieberman, représentant de la droite ultranationaliste au sein du gouvernement, s'était indigné dans un communiqué contre "une insulte aux normes de comportement communément acceptées et un coup sévère à la confiance entre le ministre des Affaires étrangères et le Premier ministre".
Le bureau de M. Netanyahu avait invoqué "des raisons techniques" pour expliquer l'absence de coordination avec le ministère des Affaires étrangères.
La rencontre de Bruxelles était la première de ce niveau depuis l'arraisonnement le 31 mai par la marine israélienne d'une flottille internationale qui tentait de forcer le blocus de Gaza, au cours duquel neuf Turcs avaient été tués, déclenchant une grave crise entre les deux pays.

