"Si les différentes parties ne s'assoient pas à la table de négociations, nous serons dans une situation pire que ces temps-ci, l'an prochain. Le temps agit contre un règlement", a affirmé le porte-parole du ministère des Affaires étrangères Burak Dzügergin, lors d'un point de presse.
"Le président Ahmadinejad a fait référence au mois d'août (pour les pourparlers). Nous souhaiterons qu'ils aient lieu plus tôt", a souligné le diplomate.
L'Iran a annoncé lundi le gel pour deux mois des discussions avec les grandes puissances sur son programme nucléaire controversé et a posé plusieurs conditions pour leur reprise, en réponse aux nouvelles sanctions adoptées par l'ONU.
"Il n'y aura pas de nouvelles négociations avant la fin du mois (iranien) de Mordad" le 22 août, a annoncé le président Mahmoud Ahmadinejad.
La communauté internationale soupçonne Téhéran de chercher, malgré ses démentis, à se doter de l'arme atomique.
Mardi, le chef de la diplomatie iranienne Manouchehr Mottaki a affirmé que ce gel ne concernait pas la question d'un éventuel échange de combustible.
M. Dzügergin a estimé que l'accord d'échange de combustible co-signée par l'Iran, la Turquie et le Brésil, était une "mesure de confiance importante" et souligné qu'il était toujours d'actualité.
"Nous souhaitons que cet accord soit appliqué et que des négociations soient entamées pour régler les questions en suspens" afin de parvenir à une solution pacifique de la crise iranienne, a-t-il ajouté.
L'Iran a proposé le 17 mai aux grandes puissances, dans le cadre d'un accord avec le Brésil et la Turquie, d'échanger en territoire turc 1.200 kg de son uranium faiblement enrichi (3,5%) contre 120 kg de combustible enrichi à 20% destiné au réacteur de recherche médicale de Téhéran.
Les grandes puissances ont accueilli froidement la proposition irano-turco-brésilienne et le Conseil de sécurité de l'ONU a imposé le 9 juin de nouvelles sanctions contre l'Iran.

