La commission, lancée en juillet dernier à la suite du retrait des troupes britanniques d'Irak, avait ouvert ses audiences publiques le 24 novembre 2009 avant de les interrompre le 8 mars dernier afin de laisser place à la campagne électorale pour les législatives du 6 mai.
La commission Chilcot, du nom de son président John Chilcot, a déjà entendu une série de responsables militaires et politiques, dont les anciens Premiers ministres britanniques Tony Blair et Gordon Brown et français Dominique de Villepin.
Profitant de la trêve des audiences publiques, la commission s'est déplacée en France et aux Etats-Unis pour y interroger des personnes ayant eu un rôle à jouer dans le conflit, dont le général Petraeus, désigné pour prendre la tête de la coalition internationale en Afghanistan. Le général avait commandé les forces de la coalition en Irak en 2007-08. Le contenu de ces entretiens n'a pas été révélé.
Avant une nouvelle interruption des audiences publiques pour la trêve estivale le 30 juillet, la commission entendra Hans Blix, ancien inspecteur en chef de l'ONU en Irak, à une date non encore précisée. Le Suédois avait vivement critiqué l'invasion de l'Irak en 2003, justifiée par Londres et Washington par la possession supposée d'armes de destruction massive par l'Irak. Aucune trace de ces armes n'a été retrouvée dans le pays par la suite.
Eliza Manningham-Buller, ancienne responsable des services de renseignement intérieurs MI5, doit aussi être entendue, ainsi que les anciens chefs d'état-major britanniques Mike Jackson et Richard Dannatt.
"La commission n'est pas un tribunal et personne n'est en procès", a rappelé Sir Chilcot en rouvrant les audiences, mais elle a pour mission de "déterminer ce qui s'est passé".

