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Liban

Les propositions Joumblatt continuent de faire couler beaucoup d’encre

Le leader des Kataëb, le président Amine Gemayel, a déclaré hier qu'il était largement temps que l'on trouve une solution « radicale » au problème des camps palestiniens.
« Je crains que les quatre propositions de lois revêtues du caractère de double urgence (présentées par Walid Joumblatt place de l'Étoile il y a quelques jours) ne soient un prélude à l'avortement du droit de retour et qu'elles ne pavent la voie à un accord de paix dans la région, une fois levé l'obstacle des réfugiés palestiniens, à commencer par ceux du Liban », a-t-il déclaré au cours d'un entretien à Saïfi avec une délégation du Hamas.
Amine Gemayel a également évoqué le cas de certains Libanais « privés de leurs droits les plus simples », comme les habitants de Miyé Miyé qui ont vu le camp de réfugiés palestiniens s'agrandir au détriment de terrains appartenant à des Libanais et dont les prix s'élèvent à des millions de dollars.
L'ancien chef de l'État a en outre insisté sur le rôle de l'Unrwa et la nécessité pour les Palestiniens de resserrer leurs rangs et de dépasser leurs conflits « parce que cela nuit à la cause ». Il a aussi estimé qu'il était indispensable qu'ils parlent d'une seule voix dans les négociations, quelles qu'elles soient, assurant que les Kataëb sont « solidaires » de cette cause.
Autre entretien libano-palestinien, celui qui a réuni l'ancien Premier ministre Fouad Siniora avec Azzam Ahmad, le représentant du chef de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas. Azzam Ahmad s'est également entretenu à Aïn el-Tiné avec le président de la Chambre, Nabih Berry.
Pour en revenir aux réactions, le député Antoine Zahra, membre du bloc parlementaire des Forces libanaises, a réaffirmé que les réserves de son bloc à l'encontre des propositions de Walid Joumblatt étaient justifiées par le caractère de double urgence et non pas par les propositions elles-mêmes, ajoutant que les FL sont déterminées à considérer les Palestiniens au Liban comme réfugiés « pour préserver leur droit au retour ».
Même son de cloche pour le député zahliote Tony Aboukhater qui a affirmé que le problème est uniquement « dans la forme et non pas dans le fond », s'attendant à ce que la proposition de loi soit votée dans les prochains mois.
Ces propositions Joumblatt, le ministre d'État PSP Waël Bou Faour en a longuement parlé au cours d'une interview accordée à notre confrère Magazine. « Je ne suis pas optimiste vu l'ambiance qui a régné au Parlement ; la réaction à ces propositions ne présage pas d'une évolution positive des relations de certains Libanais avec les Palestiniens », a-t-il dit. Prié de dire ce qui a empêché, il y a dix ans, lorsque ni les FL, ni le CPL, ni les Kataëb n'étaient présents dans l'hémicycle, l'octroi de droits à ces réfugiés, Waël Bou Faour a commencé par insister sur le fait que l'inquiétude concernant les Palestiniens « n'est pas le monopole des chrétiens ;
cela concerne tous les Libanais. S'il existe un soutien au règlement des problèmes des Palestiniens au Liban, il n'est pas l'apanage des seuls musulmans. Beaucoup de chrétiens y tiennent », a-t-il ajouté, s'interrogeant sur le pourquoi de ce retour au conflit palestino-chrétien... « Aujourd'hui, les Palestiniens adoptent une neutralité totale et sont désormais convaincus qu'ils ne peuvent pas libérer leur pays de l'extérieur. L'affrontement libano-palestinien n'a donc plus sa raison d'être », a-t-il jugé.
Et sur le mot « stupide » utilisé par Walid Joumblatt pour qualifier la droite libanaise, le ministre Bou Faour a indiqué que cela n'était « certainement pas planifié. Walid Joumblatt ne cherche pas un affrontement gratuit avec les chrétiens », a-t-il assuré.
Quant à l'Option libanaise (OL) d'Ahmad el-Assaad, elle a réclamé aussi bien l'octroi aux réfugiés palestiniens de leurs droits civils et humanitaires que la fin de « toutes les exceptions » qui prévalent aujourd'hui à l'intérieur et à l'extérieur des camps. « Cela s'accompagnera naturellement de l'extension par l'État de son pouvoir à tous les niveaux », écrit le communiqué publié par l'Option libanaise.

Le leader des Kataëb, le président Amine Gemayel, a déclaré hier qu'il était largement temps que l'on trouve une solution « radicale » au problème des camps palestiniens.« Je crains que les quatre propositions de lois revêtues du caractère de double urgence (présentées par Walid Joumblatt place de l'Étoile il y a quelques jours) ne soient un prélude à l'avortement du droit de retour et qu'elles ne pavent la voie à un accord de paix dans la région, une fois levé l'obstacle des réfugiés palestiniens, à commencer par ceux du Liban », a-t-il déclaré au cours d'un entretien à Saïfi avec une délégation du Hamas.Amine Gemayel a...
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