Dunga recevant un présent d’un des nombreux supporteurs japonais présents en Afrique du Sud, avant la session d’entraînement prévue hier pour la sélection brésilienne. Antonio Scoza/AFP
Le deuxième du groupe peut craindre en effet d'affronter les champions d'Europe dès les 8es de finale, si les Ibères terminent en tête de leur groupe H.
Le Portugal dispose de trois points d'avance sur la Côte d'Ivoire et d'une différence de buts tellement supérieure (+7 contre -2) que seule une incroyable conjonction l'éliminerait dès la phase de groupes. Le 7-0 infligé à la Corée du Nord représente en ce sens un peu plus que les trois points de la victoire.
La victoire, c'est aussi ce à quoi tendent deux sélections partageant une même langue (le portugais), une relation historique spéciale, et parfois... des joueurs : trois membres de l'équipe portugaise sont nés au Brésil (Deco, Pepe et Liedson).
Le sélectionneur, Dunga, a pris soin de ménager le suspense quant au remplacement de Kaka, suspendu pour avoir reçu un carton rouge : reculera-t-il d'un cran Robinho, ou fera-t-il confiance à Julio Baptista, censé être le remplaçant attitré au poste de meneur de jeu ?
Avec ou sans Ronaldo ?
De manière plus générale, Dunga a deux options : laisser au repos les titulaires, comme Elano qui récupère d'un coup à un tibia, ou au contraire leur permettre de parfaire leur montée en puissance, constatée lors des deux premiers matches. Seul le remplaçant Ramires est sous la menace d'une suspension en cas de nouveau carton jaune.
Au Portugal en revanche, Carlos Queiroz est confronté à un dilemme plus aigu : doit-il faire jouer Cristiano Ronaldo ou le protéger d'un nouvel avertissement qui le priverait de 8e de finale ?
La défense brésilienne assure quoi qu'il en soit ne pas se focaliser sur le capitaine lusitanien.
Queiroz doit aussi composer avec le carton jaune qu'a reçu le milieu axial Pedro Mendes et l'incertitude planant sur Deco (hanche). Tiago, auteur d'un doublé contre la Corée du Nord et auquel Cristiano Ronaldo a remis son trophée de meilleur joueur du match, a le profil pour débuter dans le onze de départ.
Le Brésil voudra absolument conserver sa première place pour engranger de la confiance et montrer qui est le patron.
Le Portugal songe surtout au tour suivant : « Après être sortis du groupe, nous espérons ne pas jouer contre l'Espagne, nous aimerions l'éviter », a avoué l'attaquant portugais Simao.

