Le Premier ministre irakien Nouri al-Maliki a accepté mercredi la démission de son ministre de l'Electricité Karim Wahid, remise lundi après plusieurs manifestations réclamant son départ, a indiqué à l'AFP le porte-parole du gouvernement Ali al-Dabbagh.
"C'est exact, la démission du ministre de l'Electricité Karim Wahid a été acceptée", a dit M. Dabbagh.
Karim Wahid a présenté sa démission lundi à la suite de violentes manifestations ces derniers jours dans le sud de l'Irak pour protester contre les coupures, alors que la température dépasse parfois les 50 degrés celsius en cours de journée.
Selon M. Dabbagh, M. Maliki n'a pas encore décidé qui remplacerait M. Wahid, et estimé qu'il était prématuré de dire que le ministre du Pétrole, Hussein Chahristani, assumerait le porte-feuille de l'Electricité.
"Il y a une chance qu'il puisse prendre (le porte-feuille) mais cela n'a pas encore été décidé", a dit M. Dabbagh.
Le Premier ministre irakien Nouri al-Maliki avait pourtant défendu mardi Karim Wahid, affirmant que le problème des pénuries de courant ne serait pas réglé avant l'entrée en service de nouvelles centrales dans deux ans.
"Franchement, personne ne doit s'attendre à ce que le problème de l'électricité soit réglé avant deux ans", a averti M. Maliki, en expliquant qu'il fallait attendre que de nouvelles centrales construites par l'Américain General Electric et l'Allemand Siemens entrent en service.
Des milliers de personnes sont descendues dans les rues de plusieurs villes pour exiger le départ du ministre de l'Electricité, lors de rassemblements qui ont parfois dégénéré. Un manifestant a été tué samedi à Bassora (sud) et 17 policiers ont été blessés lundi à Nassiriya (sud).
De nombreux Irakiens ne sont alimentés en électricité qu'une heure sur cinq ou moins si bien que la climatisation ou la réfrigération sont un luxe réservé à ceux qui ont accès à leurs propres générateurs et au fuel.
De l'avis de nombre d'Irakiens descendus dans les rues, le problème vient non pas des quantités d'électricité disponible mais de leur gestion par les dirigeants.
Ils rejettent les explications officielles voulant que la pénurie soit liée à une capacité de production insuffisante due à des années de sanctions de l'ONU contre l'Irak de Saddam Hussein et aux destructions provoquées par l'invasion du pays en 2003.
"C'est exact, la démission du ministre de l'Electricité Karim Wahid a été acceptée", a dit M. Dabbagh.
Karim Wahid a présenté sa démission lundi à la suite de violentes manifestations ces derniers jours dans le sud de l'Irak pour protester contre les coupures, alors que la température dépasse parfois les 50 degrés celsius en cours de journée.
Selon M. Dabbagh, M. Maliki n'a pas encore décidé qui remplacerait M. Wahid, et...

