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Irak: le Premier ministre appelle à l'arrêt des interventions étrangères

Le Premier ministre irakien Nouri al-Maliki a appelé mardi les puissances régionales à cesser de s'immiscer dans les négociations pour un nouveau gouvernement, les accusant d'être responsables de l'absence de cabinet près de quatre mois après les législatives.

"Je ne suis pas prêt à attendre ce que les parties extérieures ont à dire mais, malheureusement, les interventions extérieures sont en train d'influencer la situation nationale", a déclaré le Premier ministre lors d'une conférence de presse.

"Les dirigeants politiques nationaux ne sont plus en mesure de prendre des décisions à cause de cela", a ajouté M. Maliki, comme on lui posait une question sur l'influence de voisins comme l'Iran et l'Arabie saoudite.

"Les gens qui sont au premier plan du processus politique ont succombé volontairement à des visées étrangères", a-t-il ajouté.

Si le Premier ministre sortant est parvenu à constituer l'alliance la plus puissante après les législatives du 7 mars, son maintien au pouvoir est loin de faire consensus chez les chiites, majoritaires en Irak. Face à lui, le laïque Iyad Allawi, soutenu par les sunnites, n'affiche aucune intention de se retirer de la course au fauteuil de Premier ministre.

M. Maliki a affirmé que les gouvernements de la région compliquaient les choses.

"L'Irak en appelle à de bonnes relations mais il y a une chose dont nous sommes les seuls responsables, c'est la nation", a-t-il lancé. "Les interventions internationales et régionales dans la formation du gouvernement ont créé de nombreux problèmes", a-t-il poursuivi.

"Je discute avec mes partenaires au sein du processus politique. Si nous avançons tous ensemble et travaillons dans les limites du cadre national, nous trouverons de nombreuses occasions de solution", a-t-il conclu.

Le Premier ministre irakien Nouri al-Maliki a appelé mardi les puissances régionales à cesser de s'immiscer dans les négociations pour un nouveau gouvernement, les accusant d'être responsables de l'absence de cabinet près de quatre mois après les législatives.
"Je ne suis pas prêt à attendre ce que les parties extérieures ont à dire mais, malheureusement, les interventions extérieures sont en train d'influencer la situation nationale", a déclaré le Premier ministre lors d'une conférence de presse.
"Les dirigeants politiques nationaux ne sont plus en mesure de prendre des décisions à cause de cela", a ajouté M. Maliki, comme on lui posait une question sur l'influence de voisins comme l'Iran et l'Arabie...