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Sport

Battue, l’Espagne retrouve ses vieux démons

La surprenante défaite concédée mercredi par l'Espagne face à la Suisse (0-1), dans le groupe H du Mondial, replace les champions d'Europe face à leurs vieux démons : ceux d'une sélection souvent favorite, mais à qui la Coupe du monde se refuse toujours.
« À partir de maintenant, nous devons simplement travailler pour gagner. Nous avons une grande équipe, mais de là à dire que nous sommes les grands favoris... Nous ne le sommes pas », a affirmé le défenseur Gerard Piqué après le match contre la Suisse.
« En football, il faut que chaque chose soit faite en son temps. Nous sommes au premier tour. Personne (dans l'équipe) n'a parlé d'être favoris, juste d'avancer dans le tournoi », a également assuré le sélectionneur Vicente Del Bosque.
Joueurs et entraîneur peuvent essayer de fuir ce statut de favori, il colle à la peau du champion d'Europe, qui se présentait à ce Mondial fort de 12 succès consécutifs et d'un bilan de 44 victoires et une seule défaite lors de ses 48 derniers matches depuis trois ans.
Mais, comme l'a souligné hier le quotidien sportif Marca, « c'est l'Espagne de toujours », qui peine en Coupe du monde, dont elle n'a plus atteint le dernier carré depuis 1950.

Statistique tenace
En 2006 déjà, l'Espagne, invaincue en qualifications, était arrivée en Allemagne avec l'image d'un possible vainqueur.
Après un premier tour maîtrisé (4-0 contre l'Ukraine, 3-1 contre la Tunisie et 1-0 face à l'Arabie saoudite), l'hypothèse prenait même du poids.
Mais l'éternelle malédiction allait encore frapper, et ce dès les 8es : élimination face à la France (1-3) de Zinedine Zidane, ressuscité.
Par le passé, le tournoi mondial n'avait déjà pas beaucoup réussi aux Espagnols. Champions d'Europe en 1964, ils ont été éliminés dès le premier tour du Mondial 1966, comme en 1962 et 1978.
En 1982, à domicile, les Espagnols passent laborieusement le premier tour, avant d'être éliminés dans la 2e phase de poules. Le Mondial 1986 au Mexique sera un peu meilleur avec une élimination en quarts de finale par la Belgique, un résultat tout juste correct pour un vice-champion d'Europe.
L'échec face à la Suisse mercredi va par ailleurs probablement obliger les hommes de Vicente Del Bosque au carton plein face au Honduras lundi et au Chili vendredi. Une situation qui rappelle celle du Mondial 1998 en France.
L'Espagne avait alors perdu son premier match, 3-2 contre le Nigeria. Incapables de faire mieux qu'un nul 0-0 contre le Paraguay au 2e match, les hommes de Javier Clemente avaient passé leurs nerfs sur la Bulgarie lors du dernier match de poule : victoire 6-1, inutile et élimination.
S'ils parvenaient toutefois à se remettre de ce départ raté et à atteindre la finale le 11 juillet à Johannesburg, les Espagnols auraient encore à vaincre une dernière statistique tenace : jamais une équipe ayant perdu son premier match n'a remporté la Coupe du monde.

« À partir de maintenant, nous devons simplement travailler pour gagner. Nous avons une grande équipe, mais de là à dire que nous sommes les grands favoris... Nous ne le sommes pas », a affirmé le défenseur Gerard Piqué après le match contre la Suisse.« En football, il faut que chaque chose soit faite en son temps. Nous sommes au premier tour. Personne (dans l'équipe) n'a parlé d'être favoris, juste d'avancer dans le tournoi », a également assuré le sélectionneur Vicente Del Bosque.Joueurs et entraîneur peuvent essayer de fuir ce statut de favori, il colle à la peau du champion d'Europe, qui se présentait à ce Mondial fort de 12 succès consécutifs et d'un...
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