Fidèle à son habitude, l’Italie a démarré sa Coupe du monde au petit trot. Une entrée en matière poussive qui n’alarme pas outre mesure Marcelo Lippi. Stephane De Sakutin/AFP
La Nazionale, sans génie mais aussi sans défauts criants, a laissé une impression, au pire, neutre.
Le Paraguay a certes mené au score pendant près de 25 minutes et aurait pu forger l'une des plus grandes victoires de son histoire, mais l'Italie a su ne pas vaciller à la pause, malgré son but de retard et malgré le remplacement de son assurance tous risques, le gardien de but Gianluigi Buffon.
Le seul vrai accroc pour l'Italie est en fait intervenu hier, quand il a été précisé que Buffon serait indisponible pour une durée indéterminée en raison d'une « forte douleur sciatique » côté gauche.
Malgré ce souci, Lippi, qui avait prévenu la veille de la rencontre que l'Italie, championne du monde en 2006, ne s'était pas faite en un match, comme Rome qui ne s'est pas faite en un jour, n'a vu pratiquement que du ciel bleu dans le vent et la pluie du Cap et a pu continuer à propager son discours optimiste.
« Il y a eu beaucoup, beaucoup, beaucoup de côtés positifs, parmi lesquels la conviction et le caractère qu'ont mis les joueurs, a indiqué mardi le sélectionneur. Nous avions été plus en danger en 2006 contre le Ghana (lors du premier match, NDLR), où Buffon avait fait quatre ou cinq arrêts, que lundi contre le Paraguay. Il faut améliorer notre condition, le reste suivra. »
Confiance
« Je n'ai jamais vu une grande équipe commencer un Mondial à 100 %, a-t-il poursuivi. C'est rarement le cas, pour des raisons psychologiques et physiques. »
« J'ai la conviction que ces joueurs forment une équipe très forte et qu'ensemble nous allons la faire progresser. Il y a beaucoup de confiance », a poursuivi Lippi.
S'il en a largement rajouté dans la mauvaise foi en expliquant que le Paraguay n'avait pas passé le milieu de terrain en première période et n'avait pas frappé au but en seconde, deux assertions fausses, le sélectionneur italien aura pu noter deux petits bémols : un but encaissé sur une erreur défensive et un Alberto Gilardino inoffensif au poste d'avant-centre.
« Il y a eu des choses moins positives, a-t-il reconnu, mais la perfection, je ne l'ai trouvée chez aucune équipe que j'ai vu jouer jusqu'à maintenant. »
De fait, après la tempête des éléments essuyée au Cap et la relative maîtrise employée pour éviter le naufrage, le baromètre italien est plutôt à l'accalmie, en attendant que se lèvent les nuages qui planent sur Buffon et sur Andrea Pirlo, le cerveau de l'équipe qui soigne encore son mollet gauche.

