Les mesures contenues dans la résolution 1929 ont été adoptées par 12 voix contre 2 et une abstention./
C'est la quatrième fois depuis 2006 que l'ONU sanctionne Téhéran pour tenter de le convaincre de suspendre ses activités nucléaires sensibles et rassurer la communauté internationale sur la nature pacifique de son programme.
Les mesures sont contenues dans la résolution 1929, rédigée par les États-Unis et co-parrainée par l'Allemagne, la France et la Grande-Bretagne, et adoptée par 12 voix contre 2 et une abstention. Le Brésil et la Turquie ont voté contre, le Liban s'est abstenu.
"Cette résolution va mettre en place les sanctions les plus fermes auxquelles le gouvernement iranien ait jamais eu à faire face et cela envoie un message sans équivoque sur l'engagement de la communauté internationale à mettre fin à la propagation des armes nucléaires", a commenté M. Obama.
Le président américain a expressément souligné que ces sanctions "ne ferment pas la porte à la voie diplomatique", reflétant la position du groupe des Six chargé du dossier nucléaire iranien (Chine, États-Unis, France, Grande-Bretagne, Russie et Allemagne).
Mais le président iranien Mahmoud Ahmadinejad a jugé que les nouvelles sanctions "ne valent pas un sou" et sont "bonnes pour la poubelle".
La résolution reprend et élargit le champ des sanctions déjà adoptées à trois reprises par le Conseil en décembre 2006, mars 2007 et mars 2008. L'Iran est soupçonné de chercher à se doter de l'arme nucléaire sous couvert d'un programme civil, ce qu'il dément.
Les ambassadeurs des Six ont tous fait valoir que les sanctions, limitées aux domaines nucléaire, balistique, bancaire et de l'armement, n'affecteraient pas la population iranienne.
L'ambassadeur britannique, Mark Lyall Grant, a déclaré au nom des Six que "l'adoption de la résolution laisse la porte ouverte à la poursuite du dialogue" entre eux et l'Iran.
"Nous espérons que l'Iran fera preuve de pragmatisme et que face à notre ouverture au dialogue et à la négociation, il réagira de manière positive. Nous souhaitons réaffirmer notre détermination et notre engagement à trouver rapidement une solution négociée au dossier nucléaire iranien", a-t-il insisté.
"Nous demandons à l'Iran de négocier afin de nous rassurer sur la nature pacifique de son programme", a dit l'ambassadeur de France, Gérard Araud.
Expliquant son vote négatif, l'ambassadrice brésilienne, Maria Luiza Viotti, a déclaré: "Nous ne considérons pas les sanctions comme un instrument efficace dans ce cas".
Elle a rappelé l'accord conclu à la mi-mai par la Turquie et le Brésil avec l'Iran prévoyant un échange de combustible nucléaire que les trois pays présentaient comme ouvrant la voie à une solution pacifique.
Cette proposition a été accueillie froidement par les grandes puissances, qui y ont vu une manoeuvre de diversion, notamment parce que l'Iran avait dit son intention de continuer à enrichir de l'uranium à 20% même si l'accord était accepté.
L'ambassadeur de Turquie, Ertugrul Apakan, a lui aussi déploré les nouvelles sanctions, affirmant craindre qu'elles "aient un impact négatif" sur les efforts diplomatiques.
Il a également regretté que la réponse du "groupe de Vienne" aux propositions turco-irano-brésiliennes n'ait été donnée que quelques heures avant le vote ce qui, a-t-il dit, a influencé la décision turque de voter contre la résolution.
Les États-Unis, la France et la Russie ont communiqué mercredi leurs réserves à l'AIEA sur l'accord d'échange d'uranium passé par l'Iran avec la Turquie et le Brésil.
C'est la quatrième fois depuis 2006 que l'ONU sanctionne Téhéran pour tenter de le convaincre de suspendre ses activités nucléaires sensibles et rassurer la communauté internationale sur la nature pacifique de son programme.
Les mesures sont contenues dans la résolution 1929, rédigée par les États-Unis et co-parrainée par l'Allemagne, la France et la Grande-Bretagne, et adoptée par 12 voix contre 2 et une abstention. Le Brésil et la Turquie ont voté contre, le Liban s'est abstenu.
"Cette résolution va mettre en place les sanctions les plus fermes auxquelles le gouvernement iranien ait jamais eu à faire face et cela envoie un message sans équivoque sur l'engagement de la communauté internationale à mettre...

