Les enseignants du secondaire ont eu recours hier à l’escalade. Photo Wassim Daou
Dans un communiqué, le conseil central des Ligues des enseignants a appelé ces derniers à boycotter la correction des examens officiels « si leurs revendications n'étaient pas satisfaites ».
De son côté, le ministre de l'Éducation et de l'Enseignement supérieur, Hassan Mneimné, a indiqué, dans un entretien accordé à Future News, que le gouvernement s'est partiellement plié aux demandes des enseignants en leur accordant trois échelons de salaire. « Or les enseignants ont continué de réclamer les sept échelons, plaçant ainsi la barre très haut », a-t-il dit.
Selon lui, leur refus et leur détermination à poursuivre leur mouvement revendicatif ne peuvent s'expliquer que d'une seule manière, à savoir qu'il s'agit d'une action à caractère politique visant à embarrasser le gouvernement et à pousser le pays vers une crise financière. Le ministre a précisé que le Conseil des ministres a pris une décision consistant à rejeter le boycott de la correction des examens et à en faire assumer la responsabilité à la Ligue des enseignants.
Et M. Mneimné d'insister sur le caractère politique de cette action « dont le but est d'empêcher les élèves de passer leurs examens finaux pour obtenir leurs diplômes ».
Pour sa part, le député Atef Majdalani a condamné « les tentatives de certaines factions qui espèrent prendre en otage l'avenir des élèves en vue de réaliser des avantages personnels qui sont mus par des calculs politiques ». M. Majdalani a estimé qu'il n'est pas acceptable d'exploiter le futur des étudiants et de l'utiliser comme une carte de pression.
Et d'ajouter : « Notre position ne signifie pas que nous ne comprenons pas les revendications syndicales qui sont majoritairement justes, mais nous refusons de voir une catégorie sociale se comporter comme si l'État ou le Trésor n'étaient pas les leurs. » M. Majdalani a en outre relevé que la réalisation des revendications se fait dans le cadre d'une certaine logique et avec un sens de la réalité.
De leur côté, les enseignants relevant des Forces libanaises ont publié un communiqué dans lequel ils affirment leur soutien aux revendications des enseignants du secondaire et des écoles techniques qu'ils considèrent comme légitimes. Les enseignants des FL ont insisté sur la nécessité de poursuivre la lutte syndicale en recourant à tous les moyens démocratiques disponibles.
Notons enfin que le PSP a chargé le ministre Waël Bou Faour et un haut responsable du parti d'entreprendre des contacts avec les parties concernées afin d'aboutir à une solution adéquate.


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