La compétition réunit cette année 213 films dont 7 longs métrages venus du monde entier.
En une semaine, du 7 au 12 juin, se tient le plus grand événement mondial entièrement dédié à l'animation, avec en parallèle un marché du film, le Mifa (9-11 juin) incontournable pour les professionnels du secteur.
"Tous ceux qui aiment et qui font l'animation se donnent rendez-vous à Annecy. Ce qui m'a toujours fait plaisir, c'est que tous les styles, toutes les technologies se rencontrent, les gens se parlent pendant des heures", dit à l'AFP Serge Bromberg, directeur artistique du festival depuis 12 ans.
"Le moment le plus important n'est pas celui où l'on remet les Cristals (les prix du festival, ndlr) mais celui où l'on débouche une bonne bouteille et où l'on fait des projets pour l'avenir", assure ce collectionneur de films anciens, producteur et réalisateur couronné cette année d'un César du meilleur documentaire avec "L'enfer d'Henri-Georges Clouzot".
Programmé à l'ouverture avant sa sortie en salles le 16 juin, "L'illusionniste" tiré d'un scénario inédit du maître du burlesque Jacques Tati, marque le retour du Français Sylvain Chomet, huit ans après le succès de ses "Triplettes de Belleville".
La compétition réunit cette année 213 films dont 7 longs métrages venus de Suède, de Chine, du Japon, des États-Unis ou de France, 39 courts et 38 séries TV, car le petit écran est un débouché majeur pour l'animation.
Une programmation spéciale 50 ans remettra à l'honneur les films primés depuis les années 1960 et une rétrospective retracera l'histoire du cinéma d'animation, en "50 films très courts". Entre auto-dérision et humilité, Annecy fera aussi son mea culpa avec le Salon des refusés, un pot-pourri de films oubliés par le festival... mais primés ailleurs.
L'exposition Créateurs et créatures, qui restera jusqu'au 31 octobre au Musée-château d'Annecy - dont un livre édité chez Glénat réunit les dessins - célèbrera un festival qui prend le pouls de toute la création mondiale.
Ce riche programme 2010 permet aussi au public de s'essayer au doublage avec un concours national de voix, de profiter des projections en plein air et d'assister à des ateliers sur la bande-son ou la fabrication d'un film.
Le réalisateur Patrice Leconte racontera le travail en cours sur son premier film d'animation "Le magasin des suicides" (sortie en 2012) et l'équipe de "The flying machine" inspiré par la vie de Chopin, dévoilera les coulisses de cette coproduction entre la France, la Norvège et la Pologne, qui sortira fin 2010.
De son côté l'orfèvre de l'animation Michel Ocelot, créateur du petit Africain Kirikou et d'"Azur et Asmar", montrera des épisodes de "Dragons et Princesses", une série TV en 3D qui donnera aussi lieu à un long métrage.
Un hommage à l'Argentine, le retour de l'ogre vert pétomane dans "Shrek 4 il était une fin", et le 12 juin, la projection de "Toy Story 1" et "Toy Story 2" dans une version en 3D relief, précédés de "Day and night" le dernier court métrage du studio Pixar en avant-première mondiale, sont aussi attendus.
Bien qu'il fête ses 50 ans, le festival n'en est qu'à sa 34e édition : il était bi-annuel jusqu'en 1997.
En une semaine, du 7 au 12 juin, se tient le plus grand événement mondial entièrement dédié à l'animation, avec en parallèle un marché du film, le Mifa (9-11 juin) incontournable pour les professionnels du secteur.
"Tous ceux qui aiment et qui font l'animation se donnent rendez-vous à Annecy. Ce qui m'a toujours fait plaisir, c'est que tous les styles, toutes les technologies se rencontrent, les gens se parlent pendant des heures", dit à l'AFP Serge Bromberg, directeur artistique du festival depuis 12 ans.
"Le moment le plus important n'est pas celui où l'on remet les Cristals (les prix du festival, ndlr) mais celui où l'on débouche une bonne bouteille et où l'on fait des projets pour l'avenir", assure ce collectionneur de films anciens,...

