« Le président de cette commission, M. Robert Ghanem, avait formé une sous-commission présidée par le député Samir Jisr pour mettre les dernières touches à ce projet de loi, poursuit le Dr Majdalani. Ce comité, dont je fais d'ailleurs partie, s'est déjà réuni à deux reprises. On devait finaliser la mouture du projet de loi, mais les élections municipales ont paralysé toutes les réunions des commissions parlementaires. La semaine prochaine au plus tard, la version finale du projet de loi devrait être rendue à la commission parlementaire de l'Administration et de la Justice, en vue de son approbation. »
Au Liban, la Journée mondiale sans tabac, placée cette année sous le thème de « Tabac et appartenance sexuelle : le marketing auprès des femmes », a été une occasion pour le Programme national de lutte antitabac du ministère de la Santé de lancer, en collaboration avec l'association Azm & Saadé, une campagne médiatique appelant à la promulgation d'une loi antitabac « qui accorderait à la santé des citoyens une priorité absolue ». Cette campagne englobera tous les médias sur l'ensemble du territoire, ainsi que les salles de cinéma. Elle est adressée à toutes les couches de la population. En ce qui concerne le message véhiculé, il consiste à faire prendre conscience aux non-fumeurs qu'« ils ont droit à un environnement sain et qu'ils ont le droit de l'exiger ».
Dans un communiqué, le Programme national de lutte antitabac rappelle que le Liban avait déjà ratifié en 2005 la convention-cadre de l'Organisation mondiale de la santé pour la lutte antitabac. « Dans le cadre de cette convention, le Liban se doit de protéger les citoyens de la fumée secondaire », souligne le texte, précisant par ailleurs que « cette convention est le fruit de plusieurs recherches scientifiques ayant révélé la nocivité de la fumée secondaire et ayant montré que le seul moyen de protection efficace est de rendre les lieux publics à 100 % sans fumée ».
Le communiqué précise également que « même une quantité minime de fumée secondaire peut être nuisible ». « En effet, une exposition de 30 secondes à la fumée de tabac suffit pour augmenter le risque de cardiopathie chez les non-fumeurs, ajoute le Programme national de lutte antitabac. Rien qu'au Liban, plus de 30 personnes meurent chaque mois d'une maladie liée à la fumée secondaire. »


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