Le « Jabulani », ballon officiel de la Coupe du monde 2010.
« C'est un peu comme un ballon de plage », a dit Casillas, capitaine de la sélection championne d'Europe, au lendemain d'une difficile victoire sur l'Arabie saoudite 3-2 en match amical.
« Maintenant, il n'y a pas que les gardiens de but (qui se plaignent) mais aussi les joueurs de champ. C'est triste qu'un élément aussi fondamental que le ballon d'une compétition aussi importante que la Coupe du monde ait des caractéristiques si épouvantables », a ajouté le gardien du Real Madrid.
Son partenaire du milieu de terrain, le Barcelonais Xavi, a souligné pour sa part : « La question, c'est de s'y habituer, mais la vérité, c'est qu'il bouge beaucoup. »
Élaboré spécialement pour la compétition par Adidas, le modèle « Jabulani », dont les trajectoires très flottantes semblent perturber les gardiens, ne s'attire pas les seules foudres d'Iker Casillas.
L'Italien Gianluigi Buffon s'est joint dimanche au concert de critiques.
« Le nouveau modèle est complètement inadapté et je trouve honteux de jouer une compétition si importante, à laquelle tant de champions participent, avec un ballon comme ça », a-t-il dit sur son site officiel
(www.gianluigibuffon.com).
Lorsqu'il a été dévoilé par la fédération internationale, le « Jabulani » - nom qui signifie « fêter » ou « célébrer » en zoulou - a été décrit comme le premier ballon parfaitement rond, puisqu'il est moulé et non cousu, et le plus précis jamais mis au point.
Les nouveaux ballons sont souvent critiqués à l'approche des compétitions et le « Jabulani » est la cible de plaintes très nombreuses avant le Mondial qui débutera le 11 juin en Afrique du Sud.
Le portier brésilien Julio Cesar a jugé le ballon « terrible, horrible » et l'a comparé à un ballon de supermarché. Son homologue français Hugo Lloris avait parlé pour sa part de « catastrophe » en évoquant ses trajectoires imprévisibles.
L'attaquant italien Giampaolo Pazzini a abondé en son sens en évoquant un « désastre », tant pour les gardiens que pour les attaquants, en raison de la légèreté du ballon.

