Après une halte à Ottawa, M. Netanyahu ira à Washington où il sera reçu mardi par le président Barack Obama, afin de tenter d'apaiser les relations des deux pays tendues par la poursuite de la colonisation juive à Jérusalem-Est annexée./
L'admission officielle au club des pays les plus développés représente l'aboutissement de 16 ans d'efforts pour l'État hébreu. Les Palestiniens ont vivement protesté contre l'adhésion d'"un État occupant qui viole quotidiennement les droits de l'Homme et le droit international", selon eux.
"L'un des défis actuels est aussi de développer la situation économique des Palestiniens et de nos voisins (...). Cela ne se substitue pas à la paix politique, mais cela pourrait grandement l'aider", a répondu jeudi le Premier ministre israélien, dans un entretien au quotidien français le Figaro.
Israël a officiellement rejoint l'organisation basée à Paris, jeudi lors d'une réunion ministérielle, en même temps que l'Estonie et la Slovénie. L'Organisation pour la coopération et le développement économiques (OCDE) comptera 34 membres après la ratification de l'adhésion par ces États.
"L'adhésion à l'OCDE montre les capacités d'Israël à faire prévaloir ses vues, en dépit d'une évolution générale hostile à sa politique (rapport Goldstone, bras de fer avec l'administration Obama...)", a estimé Denis Bauchard, spécialiste du Moyen-Orient à l'Institut français des relations internationales (IFRI).
Le Premier ministre israélien a aussi insisté sur la nécessité de passer rapidement à des négociations directes entre Israël et les Palestiniens, pour se substituer au pourparlers indirects engagés depuis le début du mois.
"Nous voulons aller le plus rapidement possible vers des discussions directes car les problèmes que nous avons avec les Palestiniens ne peuvent être réglés qu'en s'asseyant autour de la même table", a expliqué Benjamin Netanyahu, après avoir rencontré à Paris le président français Nicolas Sarkozy.
"Pour avoir la paix, il faut que les parties s'assoient, parlent directement de la paix et négocient la paix", a ajouté le Premier ministre israélien.
Les Palestiniens n'ont donné pour l'instant leur accord qu'à des pourparlers indirects, commencés le 9 mai sous l'égide des États-Unis, afin de relancer un processus de paix bloqué depuis le déclenchement fin 2008 de l'opération israélienne Plomb durci sur Gaza.
Le Premier ministre italien Silvio Berlusconi, dont le pays assure la présidence tournante de l'OCDE, a espéré jeudi "la création au Proche-Orient de deux États qui se respectent mutuellement".
Après une halte à Ottawa, M. Netanyahu ira à Washington où il sera reçu mardi par le président Barack Obama, afin de tenter d'apaiser les relations des deux pays tendues par la poursuite de la colonisation juive à Jérusalem-Est annexée.
Le chef du gouvernement israélien a assuré de son intention, partagée avec M. Obama, "de faire progresser la paix et la sécurité".
M. Netanyahu avait défini jeudi "les deux éléments critiques" pour la paix.
"Le premier est qu'un partenaire palestinien accepte la reconnaissance de l'État juif (...). Ce qui signifie la fin des revendications ultérieures et que la question des réfugiés palestiniens soit résolue en dehors des frontières d'Israël", a-t-il indiqué au Figaro. "Le second est que cet État palestinien soit démilitarisé", a-t-il ajouté.
Au cours de cette visite à Paris, Benjamin Netanyahu et Nicolas Sarkozy ont également plaidé pour l'adoption rapide d'une résolution sanctionnant fermement l'Iran, soupçonné de vouloir se doter de l'arme nucléaire.
L'admission officielle au club des pays les plus développés représente l'aboutissement de 16 ans d'efforts pour l'État hébreu. Les Palestiniens ont vivement protesté contre l'adhésion d'"un État occupant qui viole quotidiennement les droits de l'Homme et le droit international", selon eux.
"L'un des défis actuels est aussi de développer la situation économique des Palestiniens et de nos voisins (...). Cela ne se substitue pas à la paix politique, mais cela pourrait grandement l'aider", a répondu jeudi le Premier ministre israélien, dans un entretien au quotidien français le Figaro.
Israël a officiellement rejoint l'organisation basée à Paris, jeudi lors d'une réunion ministérielle, en même temps...


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