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Culture - Liban-Jazz

« Dans la nuit » avec Louis Sclavis au Music Hall

Dimanche soir, 23 mai, dans la salle mythique du Music Hall, deux histoires particulières (celles d'un film et d'un lieu) se rejoindront « Dans la nuit », de Charles Vanel, sous la houlette du musicien Louis Sclavis et de son quintette.

L'événement présenté en partenariat avec Éléftériadès, avec le soutien de la Mission culturelle française, a une place particulière dans la programmation de Liban-Jazz puisqu'il s'inscrit dans le cadre de l'édition « Liban-Jazz All Stars ». « Un hommage rendu à ces légendes contemporaines du jazz par ce Liban-Jazz devenu tête chercheuse », dit Karim Ghattas, fondateur de Liban-Jazz. « Et comme les concerts qu'on amène sont des spectacles présentés en général dans des salles prestigieuses, comme L'Olympia ou le Bataclan, la salle doit être adaptée à l'événement », précise le jeune producteur.
Le Music Hall qui doit servir d'écrin à ce concert a sa propre histoire. « Déjà en 2006, Éléftériadès et moi-même avions projeté de redonner à cet ancien cinéma Starco son cachet initial, avoue Ghattas. Le film Dans la nuit, dernière œuvre du cinéma français muet, s'est imposé alors comme une évidence. C'était une magnifique occasion de rappeler l'histoire de cette salle, dit-il. Il fallait à tout prix qu'il soit projeté dans ce lieu mythique. » Du passage du muet au parlant, il n'y avait qu'un pas et de la salle de spectacles à celle de cinéma, un autre. Dans les deux cas, la musique allait servir de trait d'union.

La musique d'un film
« Dans la nuit est un projet très rare dans l'histoire du cinéma, poursuit Ghattas. Réalisé en 1929 par Charles Vanel, un grand comédien qui n'avait mis en scène que deux films, Dans la nuit allait aussitôt être repris par Bertrand Tavernier en 2000, admiratif de l'extrême qualité narrative de l'œuvre. Il allait restaurer la copie du film qui traite d'un sujet extrêmement simple, mais avant-gardiste, puisqu'il s'agit d'une femme qui décide de tromper son mari, lorsqu'elle le voit défiguré suite à un accident. Tavernier appelle alors le saxophoniste Louis Sclavis, qui avait souvent collaboré avec lui, et lui demande de faire la musique pour Dans la nuit. Voilà comment un film muet allait avoir une bande originale de musique, donnant une autre dimension à l'œuvre. » « Cette musique a fait d'ailleurs l'objet d'un album édité chez ECM en 2000 et qui a eu maintes récompenses », précise encore Ghattas.
Quid de la démarche pour assurer le succès du projet ? « En raison des exigences techniques assez compliquées (ce projet n'a été accueilli que dans de rares espaces en France, comme le Palais Chaillot à Paris), cette entreprise se présentait comme une vraie gageure. Il était essentiel que les spectateurs focalisent sur l'écran. La scène devait donc être rabaissée au point de ne voir que l'ombre des musiciens », dit Karim Ghattas. « D'ailleurs, ajoute-t-il, Louis Sclavis en personne a bien spécifié qu'il n'accepterait de venir qu'à certaines conditions. Nous avons donc veillé à ce que la dimension de la scène, la hauteur de l'écran, la sonorisation, l'éclairage soient strictement comme il le souhaite. Le tout était d'arriver à synchroniser l'organisation d'un spectacle, dans les bonnes conditions à la fois d'un concert et d'un film », conclut Karim Ghattas.
Dans la nuit, une expérience dans laquelle on aimerait se fondre.

Voir extrait sur http://www.libanjazz.com. Achat de billets au Virgin Megastore.

L'événement présenté en partenariat avec Éléftériadès, avec le soutien de la Mission culturelle française, a une place particulière dans la programmation de Liban-Jazz puisqu'il s'inscrit dans le cadre de l'édition « Liban-Jazz All Stars ». « Un hommage rendu à ces légendes contemporaines du jazz par ce Liban-Jazz devenu tête chercheuse », dit Karim Ghattas, fondateur de Liban-Jazz. « Et comme les concerts qu'on amène sont des spectacles présentés en général dans des salles prestigieuses, comme L'Olympia ou le Bataclan, la salle doit être adaptée à l'événement », précise le jeune producteur.Le Music...
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