Le ministre des Affaires étrangères Bernard Kouchner effectuera ce week-end une visite en Turquie, Syrie, Liban et Egypte, dans un contexte de tensions régionales autour de l'armement du Hezbollah à la frontière sud du Liban.
"Je vais d'abord à Istanbul pour une conférence de l'ONU sur la Somalie, ensuite à Damas où je rencontrerai mon collègue Walid Mouallem et le président Bachar Al-Assad, et puis au Liban où je verrai le président Michel Sleiman et le Premier ministre Saad Hariri", a déclaré jeudi à quelques journalistes Bernard Kouchner.
"Et puis je vais au Caire, c'est une tournée d'amitié régulière. La situation était un peu tendue, il faut absolument que ces tensions s'apaisent", a-t-il dit.
Entre Israéliens et Palestiniens, "il y a ces pourparlers indirects qui ont pris il y a quelques jours une tournure assez sérieuse, et nous espérons tous qu'il y aura ensuite des pourparlers directs comme il y en a déjà eu", a ajouté le ministre.
A Istanbul, Bernard Kouchner participera à une conférence de l'ONU sur la reconstruction de la Somalie, selon le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Bernard Valero. En marge de la réunion, le ministre aura un entretien avec son homologue turc Ahmet Davutoglu, au cours duquel seront abordés les dossiers bilatéraux ainsi que les questions régionales d'actualité.
Ankara et Brasilia s'opposent aux sanctions préparées dans le cadre du Conseil de sécurité contre l'Iran en raison de son programme nucléaire controversé. Les deux pays ont signé lundi avec ce pays un accord prévoyant un stockage en Turquie d'uranium enrichi par Téhéran.
Au Liban, M. Kouchner devrait plaider pour le plein respect de la résolution 1701 du Conseil de sécurité, qui prévoit un embargo sur les armes à destination du Liban qui ne seraient pas autorisées par le gouvernement libanais ou la Force intérimaire des Nations unies au Liban (FINUL).
La France a déployé près de 1.500 hommes dans le cadre de cette force de l'ONU.
Israël a accusé la Syrie de livrer des missiles à moyenne portée et même des missiles Scud à la milice chiite libanaise. La livraison de Scud n'a jamais été confirmée mais le réarmement du Hezbollah avec l'aide de son allié syrien fait craindre un risque de nouvel embrasement, après la guerre de l'été 2006.
Le Hezbollah fait partie du gouvernement d'unité nationale libanais, où il est représenté par deux ministres.
"Je vais d'abord à Istanbul pour une conférence de l'ONU sur la Somalie, ensuite à Damas où je rencontrerai mon collègue Walid Mouallem et le président Bachar Al-Assad, et puis au Liban où je verrai le président Michel Sleiman et le Premier ministre Saad Hariri", a déclaré jeudi à quelques journalistes Bernard Kouchner.
"Et puis je vais au Caire, c'est une tournée d'amitié régulière. La situation était un peu tendue, il faut absolument que ces tensions s'apaisent", a-t-il...


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