La signature de l'accord est intervenue en soirée. La cérémonie a été suivie d'un dîner au Grand Sérail, au cours duquel M. Hariri a de nouveau souligné l'appui exceptionnel du Koweït à la stabilité économique et politique du Liban.
« Les Libanais reconnaissent, à l'unisson, ce rôle de premier plan joué par le Koweït, a déclaré M. Hariri, notamment son rôle dans la conclusion de l'accord de Taëf, le dialogue engagé par les chefs religieux libanais, les aides et prêts successifs consentis pour soutenir l'économie et la monnaie nationales, sans oublier le récent sommet du Koweït, qui fut le préambule à des réconciliations interarabes dont les effets sur le Liban sont éclatants. »
Pour sa part, l'émir a réitéré la volonté du Koweït de développer les relations économiques, d'investissements, commerciaux et culturels entre son pays et le Liban.
Cheikh Sabah al-Ahmad Jaber al-Sabah avait entamé sa journée en recevant à sa résidence, à l'hôtel Habtoor, le Premier ministre, Saad Hariri, avec lequel il a parachevé le texte de l'accord de coopération. Il s'était ensuite rendu dans le centre-ville pour s'incliner devant le monument aux martyrs, avant de se rendre à Aïn el-Tineh, où il s'est entretenu avec le président de la Chambre, Nabih Berry, en présence du Premier ministre.
Le président Berry devait saisir l'occasion du déjeuner qu'il a offert en l'honneur de son hôte pour rendre hommage au rôle constructif joué par le Koweït, au cours des quarante dernières années, soulignant, en contraste, l'action destructrice d'Israël en 1978, 1982, 1993, 1996, 1999 et 2006.
M. Berry a cité, successivement, les aides koweïtiennes au Liban depuis les années 60, les projets de développement et l'élargissement des routes, les opérations de secours dans les zones ciblées par les bombardements israéliens, l'assistance aux Libanais victimes de la guerre civile, l'appui à la Force de dissuasion arabe, la construction d'usines et d'hôpitaux, de projets d'irrigation et énergétiques, la construction d'un nouveau musée historique, le lancement de projets agricoles, la participation aux bons du Trésor, les dépôts bancaires destinés à soutenir la livre, et enfin, aujourd'hui, le Fonds koweïtien de développement.
« Mais plus important que tout cela est la relation humaine personnelle que les dirigeants du Koweït et du Liban ont su tisser entre eux, ainsi que l'accueil que le Koweït fait aux Libanais depuis plus de 70 ans. Des Libanais dont le nombre est évalué aujourd'hui à 100 000 ressortissants », a souligné le président de la Chambre.
M. Berry a également cité, au nombre des aides koweïtiennes au Liban la reconstruction des villages de Hanine et de Maroun el-Rass.
« Aujourd'hui, a conclu M. Berry, le Liban vit à nouveau des heures d'inquiétude, en raison des risques d'une nouvelle agression israélienne, d'une fuite d'Israël devant les exigences de la paix et des questions que pose son arsenal nucléaire ; d'une fuite enfin devant les mises en demeure qui lui sont lancées pour trouver une solution définitive à la crise et coopérer à l'instauration d'un État palestinien. »
L'émir du Koweït, qui a également reçu hier M. Nagib Mikati, a quitté le Liban en milieu de soirée, salué par toute la République.


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