Femmes et nationalité : l’affaire Soueidane revient à la case départ
OLJ /
le 19 mai 2010 à 01h41
Fallait-il s'y attendre ou faut-il s'en révolter ? L'affaire de Samira Soueidane, cette femme veuve d'un étranger depuis des années, est revenue à la case départ, après que la juge en charge du dossier eut rejeté hier sa requête en bloc. Pour accorder à ses enfants, tous mineurs à l'époque de la mort de leur père, la nationalité libanaise, Samira Soueidane devra encore attendre longtemps et subir, avec sa famille, les souffrances quotidiennes découlant de l'incapacité de toute Libanaise à accorder sa nationalité à ses enfants. Rappelons que Samira Soueidane avait bénéficié d'un jugement du juge Jean Azzi, qui s'était basé sur divers arguments pour montrer que les enfants de Soueidane étaient en droit d'obtenir la nationalité. Mais le service des avis et des consultations du ministère de la Justice a fait appel en raison du conflit avec la loi, et la requête de Samira Soueidane a été déboutée lors de la séance de jugement hier, au Palais de justice de Jdeidé. La campagne « Ma nationalité, un droit pour moi et pour ma famille » a déploré hier cette décision, mais l'a trouvée « prévisible vu l'approche non encourageante de ce dossier adoptée depuis toujours par l'État ». Le communiqué rappelle que « la seule façon de rendre justice à ces femmes est de consacrer leurs droits à une citoyenneté entière et la possibilité d'accorder leur nationalité aux membres de leur famille, par une modification de la loi ».
Fallait-il s'y attendre ou faut-il s'en révolter ? L'affaire de Samira Soueidane, cette femme veuve d'un étranger depuis des années, est revenue à la case départ, après que la juge en charge du dossier eut rejeté hier sa requête en bloc. Pour accorder à ses enfants, tous mineurs à l'époque de la mort de leur père, la nationalité libanaise, Samira Soueidane devra encore attendre longtemps et subir, avec sa famille, les souffrances quotidiennes découlant de l'incapacité de toute Libanaise à accorder sa nationalité à ses enfants.Rappelons que Samira Soueidane avait bénéficié d'un jugement du juge Jean Azzi, qui s'était basé sur divers arguments pour montrer que les enfants de...
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