"Le budget olympique n'est pas protégé", a mis en garde dès son entrée en fonction le ministre en charge des JO, le conservateur Jeremy Hunt qui "examine tous les secteurs" de son administration pour "économiser de l'argent sans remettre en cause des services essentiels".
Le budget prévisionnel des Jeux olympiques de Londres s'élève désormais à 9,3 milliards de livres (quelque 10,9 milliards d'euros au cours actuel), près du triple de ce qui était annoncé quand Londres a remporté l'organisation de la compétition en juillet 2005.
La devancière travailliste de Jeremy Hunt, Tessa Jowell, lui a immédiatement recommandé de "faire très attention à ne pas déséquilibrer le budget olympique".
Dans le London Evening Standard, elle a reçu l'appui d'un allié politique du ministre, le maire conservateur de Londres, Boris Johnson: "Nous ne pouvons pas accueillir les Jeux olympiques pour beaucoup moins. Ce ne serait bien ni pour les Jeux, ni pour le développement" de Stratford.
Dans ce quartier déshérité de l'est londonien, les principales infrastructures, le stade olympique et le centre aquatique, qui pourront respectivement accueillir 80 000 et 17 000 spectateurs, prennent forme, tout comme le village olympique, où plus de 17 000 sportifs et membres de délégations doivent être hébergés.
De grosses dépenses doivent également être engagées pour les transports, point faible de la candidature londonienne en 2012.
Boris Johnson redoute qu'une baisse de l'effort de l'État ne s'accompagne d'un effort accru demandé à ses administrés à qui il a promis que les Jeux ne coûteraient pas plus de 38 pence par semaine. "Ce serait une erreur", a-t-il mis en garde.
"Nous avons déjà fait des économies considérables", a poursuivi Boris Johnson. Alors que de nouvelles infrastructures devaient accueillir le badminton ou la gymnastique rythmique et sportive (GRS), ces disciplines devraient être hébergées dans des enceintes existantes.
Les JO furent un des grands absents du débat électoral, même si le président du Comité international olympique (CIO), Jacques Rogge, avait affirmé durant la campagne être "détendu sur le fait que les Jeux bénéficient d'un soutien multipartite".
L'annonce d'économies intervient moins de deux mois après une mise en garde du comité parlementaire de suivi des finances publiques britanniques, sur la "situation financière serrée" du budget olympique et sur la "flexibilité limitée pour répondre aux problèmes nouveaux à l'approche des Jeux".
"La plus grande partie de ce qui a été provisionné dans le budget olympique pour les imprévus est déjà allouée à des risques connus. Mais des problèmes imprévus continuent d'apparaître, qui se traduisent par de nouvelles demandes au fonds d'urgence", avait prévenu le président du comité, Edward Leigh.
Selon le rapport de ce comité, le donneur d'ordre des Jeux, l'Olympic Delivery Authority (ODA), ne dispose plus que de 1,27 milliard de livres (1,49 milliard d'euros) sur les 2,75 milliards de livres (3,2 Mds EUR) initialement prévus dans son fonds d'urgence.
À chacune de ses inspections, le CIO s'est félicité de l'état d'avancement des préparatifs.
"Le budget olympique n'est pas protégé", a mis en garde dès son entrée en fonction le ministre en charge des JO, le conservateur Jeremy Hunt qui "examine tous les secteurs" de son administration pour "économiser de l'argent sans remettre en cause des services essentiels".
Le budget prévisionnel des Jeux olympiques de Londres s'élève désormais à 9,3 milliards de livres (quelque 10,9 milliards d'euros au cours actuel), près du triple de ce qui était annoncé quand Londres a remporté l'organisation de la compétition en juillet 2005.
La devancière travailliste de Jeremy Hunt, Tessa Jowell, lui a immédiatement recommandé de "faire très attention à ne pas déséquilibrer le budget...

