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Netanyahu veut passer à des négociations directes "le plus vite possible"

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a estimé dimanche qu'il fallait passer "le plus vite possible" à des négociations directes avec les Palestiniens après l'annonce de prochains pourparlers indirects via un médiateur américain.

"Je me félicite de la décision palestinienne de tenir des discussions indirectes, mais il faut passer le plus vite possible à des négociations directes", a déclaré aux journalistes M. Netanyahu à l'ouverture du conseil des ministres hebdomadaire.

"Il est impossible d'instaurer la paix à distance avec une télécommande", a souligné le Premier ministre qui s'est félicité que les prochaines discussions indirectes aient lieu "sans conditions préalables" comme il le demandait.

La direction palestinienne a donné comme prévu son feu vert samedi au lancement de pourparlers indirects avec Israël sous l'égide des Etats-Unis, afin de relancer le processus de paix bloqué depuis près de 18 mois.

Le président palestinien Mahmoud Abbas recevait de nouveau dimanche matin à Ramallah (Cisjordanie) l'émissaire américain pour le Proche-Orient George Mitchell.

Ce dernier doit servir de médiateur entre Israéliens et Palestiniens dans les discussions indirectes.

En Israël, le ministre de la Défense et chef du Parti travailliste (centre-gauche) Ehud Barak a préconisé dimanche à la radio militaire un élargissement de la majorité actuelle avec l'entrée dans la coalition du Kadima, le principal parti d'opposition (centriste).

"Les progrès dans le processus de paix nécessitent un examen sérieux et responsable de la possibilité d'un élargissement du gouvernement", a estimé M. Barak.

La coalition actuelle comprend notamment des formations ultra-nationalistes, tel que Israël Beiteinou dirigé par le ministre des Affaires étrangères Avigdor Lieberman, ainsi que des partis ultra-orthodoxes, comme le Shass, opposés à des concessions en particulier sur le secteur oriental de Jérusalem à majorité arabe.

Interrogée par la radio militaire, la dirigeante du Kadima Tzipi Livni, s'est félicitée des prochaines négociations indirectes.

"Il est bon que les discussions aient lieu, car toute impasse est négative pour Israël. Mais le gouvernement a traîné les pieds, il s'est refusé à prendre des initiatives", a déploré Mme Livni, ancienne ministre des Affaires étrangères.

"J'ai mené des discussions avec Ahmad Qoreï (un des négociateurs palestiniens) dans le cadre de négociations antérieures, nous aurions pu parvenir à un accord sur des frontières (d'Israël) reconnues et un Etat (palestinien) démilitarisé", a ajouté Mme Livni.

"J'espère que le Premier ministre (israélien) a compris qu'un accord basé sur ces principes est vital pour Israël", a-t-elle souligné.

Une commentatrice de la radio militaire a toutefois prédit que les négociations indirectes risquaient d'aboutir à un échec avant même qu'un éventuel gouvernement élargi au Kadima puisse être formé.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a estimé dimanche qu'il fallait passer "le plus vite possible" à des négociations directes avec les Palestiniens après l'annonce de prochains pourparlers indirects via un médiateur américain.
"Je me félicite de la décision palestinienne de tenir des discussions indirectes, mais il faut passer le plus vite possible à des négociations directes", a déclaré aux journalistes M. Netanyahu à l'ouverture du conseil des ministres hebdomadaire.
"Il est impossible d'instaurer la paix à distance avec une télécommande", a souligné le Premier ministre qui s'est félicité que les prochaines discussions indirectes aient lieu "sans conditions préalables" comme il...