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Liban

Dala Ghandour, le choix de l’engagement au service de la Cité

« Je tiens à mon indépendance. C'est ce qui me particularise. » C'est ainsi que Dala Misbah Ghandour, candidate à l'un des sièges sunnites de Beyrouth, se présente spontanément loin de tout parti. Cette jeune avocate stagiaire (née en 1981) de Aïn el-Mreïsseh, diplômée en droit de l'USJ et en management de l'ESA et de l'ESC-Rouen, n'a pas été quémander une place sur une liste auprès d'un parti ou d'un zaïm politique. Ce qui ne veut pas dire pour autant qu'elle n'a pas des convictions politiques. Pour elle, il s'agit juste d'une question de principe. Les municipales, c'est l'occasion de se dédier au service public, et c'est cela qui l'intéresse, et pas les enjeux de pouvoir. Aussi va-t-elle personnellement, de quartier en quartier, pour distribuer son programme et faire sa promotion, loin des grosses mécaniques partisanes.
« Je suis frappée par le dégoût des citoyens. Nul n'est venu leur proposer quoi que ce soit, le moindre programme, la moindre idée. Ils ont le sentiment d'avoir été pris pour acquis. C'est presque comme s'ils n'avaient pas voix au chapitre », affirme Dala, en allusion aux querelles d'influence partisanes. « Mais c'est aussi notre faute, nous, citoyens. C'est notre désintérêt qui finit par nous aliéner », dit-elle. « La démocratie, c'est avant tout d'avoir le choix en définitif, de proposer un choix au citoyen. J'ai décidé de poser ma candidature en novembre, et, malgré tout, je ne veux pas me résigner, me soumettre. Je veux me mettre au service de ma ville et je pense que chacun peut effectuer un changement à son niveau, et apporter un peu de magie à la brutalité ambiante. La municipalité peut réellement changer la vie d'un citoyen, et le visage d'une ville en six ans », ajoute Dala.
Or c'est justement par amour pour « sa » ville, Beyrouth, que Dala Ghandour a décidé de se mobiliser. Dans son programme, un seul souci : l'espace public, celui de la Cité. Aussi propose-t-elle, entre autres, la mise en place d'un plan d'urbanisme qui prenne en considération le patrimoine et la mémoire de la ville, ou encore la préservation des vieilles demeures et de ce qui reste comme jardins publics, la création de parkings et d'espaces publics de rencontre pour recréer le tissu social interbeyrouthin... « La plupart des Beyrouthins vivent désormais hors de leur ville. Cela a un impact considérable sur leur identité, leur structure de pensée, leur comportement. Beyrouth est la ville du pluralisme et de l'ouverture. Elle risque de ne plus l'être. Si nous ne réagissons pas, elle risque de mourir. »
Dala Ghandour ira seule, dimanche, se battre contre des partis, fière de son indépendance, au service de la chose publique, par principe. En attendant de se lancer, dès lundi, dans une nouvelle aventure : la création d'une association pour la défense du patrimoine de sa passion, « sa » ville, Beyrouth.

M.H.G.
« Je tiens à mon indépendance. C'est ce qui me particularise. » C'est ainsi que Dala Misbah Ghandour, candidate à l'un des sièges sunnites de Beyrouth, se présente spontanément loin de tout parti. Cette jeune avocate stagiaire (née en 1981) de Aïn el-Mreïsseh, diplômée en droit de l'USJ et en management de l'ESA et de l'ESC-Rouen, n'a pas été quémander une place sur une liste auprès d'un parti ou d'un zaïm politique. Ce qui ne veut pas dire pour autant qu'elle n'a pas des convictions politiques. Pour elle, il s'agit juste d'une question de principe. Les municipales, c'est l'occasion de se dédier au service public, et c'est cela qui l'intéresse, et pas les enjeux de pouvoir. Aussi va-t-elle...
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