« Je ne sais pas ce qu'a dit Berlusconi mais, indépendamment de cela, je ne peux nier que nos rapports sont difficiles », a expliqué le Brésilien lors d'un point de presse tenu à la veille du match de championnat contre la Fiorentina.
Depuis plusieurs semaines, les médias italiens rapportent des propos de Berlusconi critiquant durement les performances et le jeu de son équipe. Ces déclarations, faites en privé, n'ont jamais été prononcées officiellement ni même ensuite confirmées par l'intéressé. Le n° 2 du club, Adriano Galliani, les a quant à lui toujours démenties.
« On est très différent, peut-être même sommes-nous incompatibles, a continué Leonardo, mais l'important aujourd'hui, ce sont nos trois derniers matches (de championnat), et nous y tenons beaucoup. »
« On tient à bien finir parce qu'on le mérite, a poursuivi Leo. On peut tout dire, mais pas que cette équipe a mal joué. Je ne l'accepte pas. Les garçons ont fait tout leur possible dans les moments difficiles et avec une application totale. Il y en a même un qui a joué blessé. Je tire mon chapeau aux joueurs. »
À trois journées de la fin, le Milan (3e), qui ne peut mathématiquement plus être champion, entend conserver jusqu'au bout sa 3e place, la dernière directement qualificative pour la phase de poules de la Ligue des champions.
Leonardo, 40 ans, a pris en main l'équipe milanaise au printemps dernier, juste après la fin du championnat suite au départ de Carlo Ancelotti à Chelsea. Il s'agit de sa première expérience d'entraîneur.
Selon les médias italiens, le Brésilien, qui cache de moins en moins une certaine lassitude tout en refusant catégoriquement d'évoquer son avenir, pourrait partir dès la fin de la saison. Il serait alors remplacé par l'actuel entraîneur de la « Primavera » (l'équipe de jeunes), l'ex-défenseur Filippo Galli.
Si « Leo » part de Milan, la presse italienne lui envisage un destin à la tête de sélection brésilienne après le Mondial en Afrique du Sud ou au sein du comité d'organisation du Mondial 2014 qui aura lieu au Brésil.

