Les Bourses européennes ont terminé vendredi en ordre dispersé dans une atmosphère attentiste quoique teintée d'optimisme grâce à l'imminence de l'activation du plan d'aide à la Grèce, qui aidait l'euro à progresser et apaisait le marché obligataire.
Tandis que les places boursières des pays les moins menacés par la contagion grecque terminaient en baisse, celles des pays européens aux déficits publics inquiétants, surnommés les "PIIGS" (Portugal, Italie/Irlande, Grèce et Espagne) ont fini dans le vert.
La Bourse de Paris a perdu 0,62%, celle de Francfort 0,15% tandis que celle de Londres a clôturé en baisse de 1,15%. L'indice bruxellois a terminé quasi stable (-0,03%) et la Bourse suisse a perdu 0,74%.
En revanche, la Bourse d'Athènes (Athex) a clôturé sur une nouvelle hausse de 2,22%.
Mardi l'Athex avait connu une journée noire, chutant de plus de 6%, devant le retard que prenait le déclenchement de l'aide de la zone euro et du Fonds monétaire international (FMI).
Lisbonne a gagné 0,98% tandis que l'indice madrilène Ibex-35 montait de 0,49%, malgré la hausse du taux de chômage au-delà des 20% au premier trimestre, à 20,05%. Seule la Bourse de Milan a terminé en baisse de 0,61%.
La Bourse de Dublin a gagné 0,60%.
Les marchés étaient en partie rassurés par l'imminence d'un accord entre Athènes, le FMI et l'UE sur les mesures d'austérité exigées de la Grèce pour débloquer l'aide financière internationale.
Une source gouvernementale a affirmé que cet accord était "très proche" et sera annoncé "d'ici dimanche" par le gouvernement grec.
Le chef de file du groupe des ministres des Finances de la zone euro, Jean-Claude Juncker, a, par ailleurs, convoqué une réunion de l'Eurogroupe dimanche à Bruxelles à 14H00 GMT.
L'euro s'échangeait autour du seuil de 1,33 dollar. Vers 16H30 GMT (18H30 à Paris) l'euro valait 1,3278 dollar contre 1,3229 dollar jeudi vers 21H00 GMT.
Au plus fort de l'anxiété sur la crise grecque, la monnaie unique avait touché mercredi 1,3115 dollar pour un euro, son niveau le plus bas depuis fin avril 2009.
Le marché de la dette d'Etat se calmait également, après des journées de panique.
A 16H00 GMT, les rendements grecs à 10 ans étaient repassés sous le seuil des 9% et s'élevaient à 8,938%, contre 9,039% jeudi soir. Ils avaient atteint leur plus haut mercredi, touchant 11,142%.
Les taux à 2 ans de la Grèce suivaient la même tendance mais de façon moins marquée, à 12,437% contre 12,566% la veille au soir. Ils se maintenaient toujours à un niveau plus élevé que les taux à 10 ans, traduisant les craintes plus importantes concernant un risque de défaut du pays à court terme.
Dans le sillage des taux grecs, les rendements portugais s'incrivaient à 5,126%, contre 5,452% jeudi soir, et à 3,664%, contre 4,109%, sur deux ans.
Les taux longs espagnols à 10 ans reculaient aussi et s'établissaient à 4,032%, contre 4,066% la veille au soir.
Tandis que les places boursières des pays les moins menacés par la contagion grecque terminaient en baisse, celles des pays européens aux déficits publics inquiétants, surnommés les "PIIGS" (Portugal, Italie/Irlande, Grèce et Espagne) ont fini dans le vert.
La Bourse de Paris a perdu 0,62%, celle de Francfort 0,15% tandis que celle de Londres a clôturé en baisse de 1,15%. L'indice bruxellois a terminé quasi stable (-0,03%) et la Bourse...

