Les ministres des Affaires étrangères de l'OTAN ont discuté vendredi à Tallinn des conditions d'un passage progressif de relais aux autorités afghanes, tant sur les plans civil que militaire, afin de permettre le désengagement des troupes étrangères.
"Notre nouvelle stratégie en Afghanistan est à l'oeuvre", a déclaré à propos de "l'afghanisation" du processus le secrétaire général de l'OTAN Anders Fogh Rasmussen en ouvrant la séance.
"L'avenir de l'opération" conduite par l'OTAN "est clair et visible: davantage de moyens et davantage de responsabilités du côté afghan", a-t-il affirmé.
Les 46 pays de la Force internationale (Isaf) commandée par l'OTAN -les 28 membres de l'alliance plus 18 autres- participent à ces discussions à Tallinn.
Le ministre espagnol Miguel Angel Moratinos a indiqué qu'il s'agissait surtout d'un "dialogue politique" destiné à enclencher une dynamique avant la conférence internationale sur l'Afghanistan, prévue à la mi-juillet à Kaboul, dans le prolongement de celle tenue en janvier à Londres.
"Les questions plus spécifiques seront traitées" à Kaboul, a souligné le chef de la diplomatie espagnole.
Dans le domaine civil, les ministres réunis à Tallinn devaient aborder l'aide multiforme dont l'Afghanistan aura besoin bien au-delà de juillet 2011, quand le contingent américain porté cette année à 100.000 soldats -sur un total de 150.000 étrangers- devrait commencer à diminuer.
Selon un responsable américain accompagnant la secrétaire d'Etat Hillary Clinton, il s'agit "de veiller à un engagement civil à long terme là-bas, pas seulement le nôtre mais celui de la coalition de pays engagés, comme de pays qui n'ont pas de troupes sur le terrain, comme le Japon et d'autres".
La coopération concerne des secteurs aussi variés que l'adduction d'eau, l'agriculture ou les services publics, le tout sous la supervision de l'ONU, dont le représentant à Kaboul est présent à Tallinn, ainsi que le chef de la diplomatie afghane Zalmai Rassoul.
Côté militaire, M. Rasmussen a indiqué qu'il allait appeler de nouveau ses interlocuteurs à trouver les 450 instructeurs encore nécessaires pour former l'armée et la police afghanes, en plein développement.
"Nous voulons continuer à aider les Afghans à prendre en main leurs affaires et à leur transmettre progressivement la charge de la sécurité dans leur propre pays, quand cela est possible. Nous devons donc continuer à entraîner et former les soldats et les policiers afghans", avait redit M. Rasmussen jeudi.
La mise en oeuvre concrète de la phase dite "de transition", consistant à confier les rênes, district par district, province par province, aux autorités relevant du gouvernement afghan du président Hamid Karzaï, devait faire l'objet d'échanges de vues.
Les pays de l'OTAN doivent "se mettre d'accord sur les principes et la procédure de décision concernant la transition" sur le terrain, avait indiqué M. Rasmussen cette semaine.
"Notre nouvelle stratégie en Afghanistan est à l'oeuvre", a déclaré à propos de "l'afghanisation" du processus le secrétaire général de l'OTAN Anders Fogh Rasmussen en ouvrant la séance.
"L'avenir de l'opération" conduite par l'OTAN "est clair et visible: davantage de moyens et davantage de responsabilités du côté afghan", a-t-il affirmé.
Les 46 pays de la Force internationale (Isaf) commandée par l'OTAN -les 28 membres de l'alliance...

