La France a rejeté lundi comme contraire aux exigences de la communauté internationale une nouvelle proposition de l'Iran qui veut discuter avec le Conseil de sécurité de l'ONU de l'échange de son uranium faiblement enrichi contre du combustible enrichi à 20%.
"Les propos tenus hier par (le chef de la diplomatie iranienne) Manouchehr Mottaki s'ajoutent aux multiples déclarations des autorités iraniennes évoquant un échange simultané de l'uranium faiblement enrichi contre le combustible pour le TRR (réacteur de recherche de Téhéran), ce qui est contraire à l'offre de l'AIEA et ne répondrait pas aux préoccupations de la communauté internationale", a dit à la presse le porte-parole du Quai d'Orsay, Bernard Valero.
L'Agence internationale de l'énergie atomique a proposé en 2009 que l'Iran livre 70% de son uranium faiblement enrichi (3,5%) à la Russie, laquelle serait chargée de l'enrichir à 20% avant sa transformation, en France, en combustible pour le réacteur de recherche médicale de Téhéran.
Téhéran a refusé les termes de cette offre, exigeant que l'échange soit simultané et qu'il se fasse sur son territoire, des conditions que les grandes puissantes ont rejeté.
Il y a quelques jours, M. Mottaki avait de nouveau affirmé que l'Iran était prêt à échanger simultanément 1.000 kg d'uranium enrichi à 3,5% contre 100 kg de combustible à 20%.
"Les Iraniens connaissent parfaitement les termes de l'offre sur le TRR proposée en octobre par le Directeur général de l'Agence internationale de l'énergie atomique, à laquelle jusqu'à présent ils n'ont pas donné de suite favorable tout en poursuivant leurs activités d'enrichissement en violation de leurs obligations internationales", a ajouté le porte-parole français.
Les pays occidentaux, Etats-Unis en tête, accusent Téhéran de chercher à se doter de l'arme nucléaire sous couvert d'activités civiles, ce que l'Iran ne cesse de démentir.
Les Occidentaux tentent d'obtenir du Conseil de sécurité une nouvelle résolution pour renforcer les sanctions internationales contre l'Iran.
"Les propos tenus hier par (le chef de la diplomatie iranienne) Manouchehr Mottaki s'ajoutent aux multiples déclarations des autorités iraniennes évoquant un échange simultané de l'uranium faiblement enrichi contre le combustible pour le TRR (réacteur de recherche de Téhéran), ce qui est contraire à l'offre de l'AIEA et ne répondrait pas aux préoccupations de la communauté internationale", a dit à la presse le porte-parole du Quai d'Orsay, Bernard...

