À l'issue de l'entrevue, Mme Moawad a dénoncé ceux qui réclament que les armes du Hezbollah soient tenues à l'écart de tout débat interne. « Si nous ne parvenons pas à édifier un État pour préserver le pays, il ne saurait y avoir d'avenir pour le Liban, a déclaré Mme Moawad. Il ne saurait y avoir d'État sans le monopole de la violence légitime et sans que la décision de guerre ou de paix soit exclusivement entre les mains de l'État, plus particulièrement dans le contexte présent marqué par le fait que l'ennemi israélien impose ses conditions au monde. »
Et Mme Moawad d'ajouter : « Ceux qui soutiennent qu'il faut cesser de parler des armes (du Hezbollah) devraient comprendre que l'arsenal militaire doit être le monopole de l'État. Il s'agit là d'une des conditions fondamentales à la présence d'un État fort. »
Abondant dans le même sens, le député de Batroun, Antoine Zahra, membre du bloc parlementaire des Forces libanaises, a lui aussi souligné la nécessité de limiter à l'État le monopole de la force armée.
Par contre, l'ancien député Abdallah Farhat a souligné pour sa part, au terme d'une entrevue avec le chef du Courant patriotique libre, le général Michel Aoun, à Rabieh, qu'il faudrait tenir le dossier « des armes de la Résistance (du Hezbollah) à l'écart de tout débat interne, d'autant, a-t-il affirmé, que ce dossier est lié à la stratégie de défense discutée dans le cadre de la conférence de dialogue ».


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