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Sport

Maazou, la bonne pioche monégasque

Moussa Maazou, 21 ans, prêté par le CSKA Moscou lors du mercato hivernal et buteur victorieux pour Monaco en demi-finale de Coupe de France mardi face à Lens (1-0 a.p.), est devenu le joker du club de la principauté dans cette compétition.
« Il ne me surprend pas, dit son capitaine Alejandro Alonso. À l'entraînement, il fait la même chose. Il est très fort. De la tête, c'est le meilleur que j'ai vu avec Chamakh. »
Entrée en jeu à la 99e minute, l'international nigérien a mis 11 minutes pour propulser les siens au Stade de France. « C'est magnifique, dit-il. Il y a deux ans, avec Lokeren (première division belge), j'avais visité ce stade, que je considère comme le plus beau du monde. J'y avais pris des photos. Je m'imaginais y jouer. Cette fois-ci, j'y retourne pour gagner une finale. »
Doté d'une solide réputation en Belgique, où il a inscrit 15 buts en 32 matches de championnat entre janvier 2008 et mars 2009, Maazou, recruté par le CSKA Moscou, a passé ensuite huit mois peu enthousiasmants en Russie (15 matches, 3 buts).
Proposé à différents clubs de L1 cet hiver, son profil avait tout de suite séduit Jean Fernandez, l'entraîneur auxerrois. Mais c'est Monaco qui attira son attention. « Je ne le connaissais pas, avoue Guy Lacombe. Dès que je l'ai vu sur cassette, que j'ai vu sa force physique et son jeu de tête impressionnant, je l'ai choisi en priorité par rapport à trois autres pistes. »
Le choix fut le bon. Prêté jusqu'à juin, « afin qu'il prenne la mesure du championnat de France », selon Marc Keller, le directeur général, Maazou a devancé les espérances.

Le 100 m en moins de 11 secondes !
Après des moments très difficiles, notamment lors du décès de sa mère en début d'année - « à qui j'ai pensé lors de mon but » -, il est désormais intégré. « Je n'ai jamais douté de mes capacités. Je sais que je peux donner quelque chose à cette équipe. »
Auteur de trois buts décisifs en Coupe (à Bordeaux, face à Sochaux et contre Lens), il est un vrai joker. « Il n'est pas condamné à l'être, prévient Lacombe. Mais si un jour, il s'avère que c'est le cas, il va bien gagner sa vie s'il continue comme cela. »
Car l'attaquant, star au Niger, qui a fait de l'athlétisme et dit avoir couru le 100 m en moins de 11 secondes, sait qu'il n'est pas encore prêt.
« Ses appels ne sont pas à la hauteur de sa vitesse, insiste Lacombe. Cela demande du temps et beaucoup d'humilité pour travailler là-dessus. C'est une question de volonté personnelle. Ça ne tient qu'à lui. Aujourd'hui, il est perfectible dans la qualité de ses appels, sa technique dos au but et son rapport à ses coéquipiers dans le jeu. Mais il possède deux qualités très fortes : sa vitesse et son sens du but. C'est un bon récepteur. »
La mise en lumière de Maazou pose désormais un vrai problème à Monaco, où l'on aurait certainement préféré le voir s'émanciper moins rapidement. Car l'option d'achat est de plus de 5 millions d'euros, une somme dont le club n'est pas certain de disposer sans vendre. « On est à l'étude, conclut Lacombe. On réfléchit sur pas mal d'hypothèses. Mais c'est beaucoup d'argent. »

Moussa Maazou, 21 ans, prêté par le CSKA Moscou lors du mercato hivernal et buteur victorieux pour Monaco en demi-finale de Coupe de France mardi face à Lens (1-0 a.p.), est devenu le joker du club de la principauté dans cette compétition.« Il ne me surprend pas, dit son capitaine Alejandro Alonso. À l'entraînement, il fait la même chose. Il est très fort. De la tête, c'est le meilleur que j'ai vu avec Chamakh. » Entrée en jeu à la 99e minute, l'international nigérien a mis 11 minutes pour propulser les siens au Stade de France. « C'est magnifique, dit-il. Il y a deux ans, avec Lokeren (première division belge), j'avais visité ce stade, que je considère comme le plus beau du monde. J'y avais pris...
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