Nelson célébrant son record dans les vestiaires des Warriors, et recevant pour l’occasion le ballon du match des mains de Chris Hunter. Nelson est en NBA depuis 31 ans mais n’a pas connu tant de clubs que ça : Milwaukee (première expérience en 1976), Golden State deux fois, New York et Dallas. Il est le seul coach à plus de 1 000 victoires en carrière encore absent du Hall of Fame et a été Coach of the Year à trois reprises.
« Il y a plein de coaches qui peuvent me rejoindre s'ils décident d'entraîner encore longtemps. Certains engrangent 50 à 60 victoires par saison, ça va vite. Moi avec mes 20 par saison, j'ai pris plus de temps », s'amuse « le scientifique fou », un de ses nombreux surnoms outre-Atlantique.
Nelson affiche désormais 1 333 succès (pour 1 061 défaites). On retiendra de cette rencontre entre bonnets d'âne de la Ligue le record en carrière d'Anthony Tolliver (34 points) et le presque quadruple-double d'un Stephen Curry impérial.
Le meneur-rookie avait visiblement très, très envie d'offrir cette victoire et ce record à « Nelly Ball ». Il a sorti son meilleur match de la saison face aux Wolves : 27 points, 14 passes, 8 rebonds et 7 interceptions. Pour Nelson, qu'il entre dans l'histoire avec cette équipe-là, au presque terme d'une saison pourrie pas les blessures, est le signe que finalement tout a un sens dans le basket comme dans la vie.
« J'ai dit aux gars dans le vestiaire que je les aimais sincèrement. Ils signifient beaucoup pour moi. Même s'ils ne jouent pas tout le temps comme je le souhaite », assure le créateur du fameux « Run TMC » à la fin des années 80.
C'était lors de son premier passage sur le banc des Warriors et le chantre du small ball avait trouvé un style de jeu spectaculaire et efficace.
Souvent aux commandes de formation sans énormes stars et sans le potentiel pour postuler à une finale NBA auquel il n'a jamais goûté, Nellie s'est fait le spécialiste des expérimentations, bidouillages, essais et autres systèmes inattendus. C'est le dernier « maverick » de la Ligue selon un confrère américain. Cela lui va bien, lui qui a connu ses plus belles heures en playoffs sur le banc de Dallas, où il a longtemps cumulé avec le job de general manager.
Cette saison restera donc spéciale pour Nellie, malgré tous les pépins. Il a dû faire appeler à cinq joueur de NBDL, un record. Et ses Warriors sont en passe de battre le record de 2001 pour le plus petit nombre de victoires en saison régulière. Mais il a toujours gardé la foi. Et le bonheur authentique de coacher.« C'est un métier difficile et rester aussi longtemps que lui à ce poste, c'est extraordinaire. Sa longévité et son succès en font un très grand coach », rend hommage Kurt Rambis. « On voulait faire de cette saison difficile un moment spécial, il n'a jamais gagné de titre donc on en a fait nos playoffs à nous », déclare Tolliver.
Reste maintenant à savoir si Nelson sera toujours sur le banc des Warriors la saison prochaine.

