Le député Walid Joumblatt a réagi en affirmant que « l'important, c'est que la page du passé a été tournée et que les opinions exprimées par M. Assad ne sont pas nouvelles. Il a parlé en se fondant sur son passé, sur sa tradition. La relation avec la Syrie passe par la préservation de la dignité de tout un chacun, et lorsque je visiterai Damas, nous aurons beaucoup de choses à nous dire dans le plus grand calme ».
D'autre part, le ministre de la Justice Ibrahim Najjar a souligné que le président Bachar el-Assad a « veillé à rassurer l'opinion publique par rapport à sa relation avec le président de la République et le Premier ministre en démontrant que celle-ci est stable et ne dépend pas de quelconques déclarations, même les plus violentes d'entre elles ».
Le Parti national libéral a de son côté mis en relief, dans son communiqué hebdomadaire, son souhait d'avoir « les meilleures relations avec la Syrie dans l'intérêt des deux pays et à l'aune des deux légitimités, arabe et internationale ». « Ce qui est requis aujourd'hui, c'est la dynamisation des relations diplomatiques fondées sur la reconnaissance réciproque de l'indépendance des deux pays et leur souveraineté », a souligné le communiqué du PNL.
Le député des Forces libanaises, Antoine Zahra, a pour sa part relevé les contradictions qui ont émaillé les propos de Bachar el-Assad, tout en « insistant sur le fait que l'élément syrien est essentiel au Liban, et cela n'est pas admissible ». « Tant qu'il existe au Liban des gens qui n'hésitent pas à utiliser le Liban comme une arène, un moyen, voire une carte, et non pas comme un pays à part entière, nous devons poursuivre notre combat jusqu'à la réalisation des objectifs », a ajouté M. Zahra.
Le député du Futur Ahmad Fatfat a toutefois veillé à mettre en exergue les points positifs véhiculés par les propos de Bachar el-Assad : « Les indices positifs consistent à ne pas avoir abordé les dossiers internes, et à ne pas avoir couvert ceux qui s'en sont pris aux institutions » et au président de la République, Michel Sleiman. Ces indices « laissent croire qu'il y a une possibilité d'évolution positive au niveau des relations libano-syriennes », a-t-il fait valoir.
Le secrétaire général du 14 Mars, Farès Souhaid, a de son côté déclaré de Bkerké, où il s'est entretenu avec le patriarche maronite le cardinal Nasrallah Sfeir, que le président syrien a, dans le volet libano-syrien, « malheureusement utilisé un langage ancien pour ce qui a trait à son attitude vis-à-vis des symboles nationaux. Nous estimons que ce langage n'aide pas à rectifier les relations libano-syriennes alors même que nous demandons qu'elles le soient (...) Nous réclamons des relations normales en tant que pays libre, souverain et indépendant, mais le ton et les mots utilisés (par Assad) n'aident pas. Cela est dommage ».
L'ancien ministre Mikhaël Daher a indiqué que M. Assad a « esquissé la feuille de route politique nationale et régionale du monde arabe ».
Le député de la Jama'a islamiya Imad Hout a quant à lui décelé dans les propos de M. Assad « une nouvelle tendance » dans les relations de la Syrie avec le Liban. Cette tendance a été consolidée par les propos tenus à l'égard du président de la République Michel Sleiman et sa détermination à conserver des relations stables avec le Premier ministre Saad Hariri.
Le secrétaire général du parti Baas, Fayez Chukr, a affirmé que les propos de M. Assad prouvent qu'il est prêt à relever tous les défis. Le Parti syrien national social a lui aussi salué les positions du président syrien. Ce dernier a « démontré une nouvelle fois qu'il soutient la résistance » en affirmant que c'est un « mouvement de libération qui exprime la volonté du peuple », a affirmé le PSNS.


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine