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Nucléaire iranien : conférence téléphonique à six sur des sanctions

Les six puissances chargées du dossier nucléaire iranien ont discuté mercredi de nouvelles sanctions contre l'Iran pour son programme nucléaire controversé et sont convenues d'en reparler la semaine prochaine, a indiqué l'ambassadeur de Grande-Bretagne à l'ONU.

"Il y a eu une conférence téléphonique dans les capitales entre les directeurs politiques" des ministères des Affaires étrangères des Six (Chine, Etats-Unis, France, Grande-Bretagne, Russie et Allemagne), a déclaré Mark Lyall Grant à la presse.

"Ils sont convenus d'avoir de nouvelles discussions sur de possibles mesures en début de semaine prochaine", a-t-il ajouté.

La Chine, qui se faisait prier depuis des semaines pour participer à de telles discussions, a pris part à cette conversation téléphonique.

M. Lyall Grant a indiqué que le diplomate chinois qui allait désormais gérer ce dossier pour Pékin était l'ancien numéro deux de la mission chinoise à l'ONU, Liu Zhenmin, qui vient juste de quitter son poste à New York.

L'ambassadeur britannique a précisé qu'il était trop tôt pour dire quand une résolution pourrait être adoptée. "La résolution sera présentée au Conseil quand elle sera prête", a-t-il dit.

Un diplomate occidental avait indiqué auparavant à l'AFP que la conversation téléphonique n'avait pas porté sur la substance des sanctions envisagées. Mais "le fait que les Chinois s'engagent dans le processus est une bonne chose", avait-il dit.

"Je crois comprendre qu'ils sont d'accord pour discuter de manière substantielle", a dit M. Lyall Grant.

Le nouvel ambassadeur de Chine à l'ONU, Li Baodong, a pour sa part répondu de manière ambiguë à la question d'un journaliste qui lui demandait si Pékin était décidé à envisager sérieusement de nouvelles sanctions contre Téhéran.

"La Chine est fermement attachée au régime de non-prolifération nucléaire. Une solution doit être trouvée par la voie de discussions et de négociations pacifiques. La Chine a toujours été en faveur de la diplomatie. Nous travaillons maintenant avec d'autres Etats membres pour trouver une solution pacifique", a dit M. Li.

Des propositions de nouvelles sanctions rédigées par les Etats-Unis et appuyées par leurs alliés occidentaux ont été soumises à la Russie et à la Chine il y a plusieurs semaines. Mais aucune discussion de fond n'a encore eu lieu, essentiellement à cause du refus de la Chine de s'engager dans ces discussions.

Les sanctions envisagées visent essentiellement le corps des Gardiens de la révolution, dont l'influence est grandissante en Iran.

La communauté internationale, Etats-Unis et Israël en tête, soupçonne l'Iran de vouloir se doter de l'arme atomique. L'Iran dément, affirmant que son programme nucléaire est destiné à un usage purement civil.

Le Conseil de sécurité des Nations unies a déjà adopté cinq résolutions, dont trois assorties de sanctions, pour tenter de convaincre l'Iran de suspendre ses activités nucléaires sensibles, notamment l'enrichissement de l'uranium.

Les six puissances chargées du dossier nucléaire iranien ont discuté mercredi de nouvelles sanctions contre l'Iran pour son programme nucléaire controversé et sont convenues d'en reparler la semaine prochaine, a indiqué l'ambassadeur de Grande-Bretagne à l'ONU.
"Il y a eu une conférence téléphonique dans les capitales entre les directeurs politiques" des ministères des Affaires étrangères des Six (Chine, Etats-Unis, France, Grande-Bretagne, Russie et Allemagne), a déclaré Mark Lyall Grant à la presse.
"Ils sont convenus d'avoir de nouvelles discussions sur de possibles mesures en début de semaine prochaine", a-t-il ajouté.
La Chine, qui se faisait prier depuis des semaines pour participer à de telles...