La France n'ouvrira "certainement pas" une ambassade en Corée du Nord, mais un simple bureau, a affirmé jeudi à Tokyo le ministre français des Affaires étrangères, Bernard Kouchner.
"Nous n'allons pas ouvrir une ambassade, certainement pas", a affirmé M. Kouchner au cours d'une conférence de presse, en répondant à une question d'un journaliste japonais.
L'émissaire spécial de Paris pour la Corée du Nord, Jack Lang, avait annoncé en décembre que le gouvernement français avait proposé d'ouvrir à Pyongyang une "structure permanente de coopération humanitaire, culturelle, linguistique".
Le chef de la diplomatie française a expliqué qu'il n'y avait "pas de confusion" entre sa position et celle de M. Lang. "Oui, nous allons ouvrir un bureau de façon à aider les ONG sur place", a-t-il indiqué.
S'adressant à un auditoire japonais, il a souligné qu'il "serait très compliqué de comprendre que nous ouvrions des relations diplomatiques au moment où les Coréens du Nord tirent des missiles au-dessus de votre pays".
En avril 2009, le régime communiste de Pyongyang a tiré une fusée qui a survolé l'archipel japonais avant de s'abîmer dans le Pacifique. Tokyo comme les Occidentaux ont considéré qu'il s'agissait d'un essai de missile à longue portée.
M. Kouchner a jugé en outre "scandaleux" de la part du régime nord-coréen "de développer une bombe atomique, alors que son peuple vit très pauvrement et souffre parfois de famine".
"Ouvrir un bureau ne constitue pas du tout une récompense" à l'égard de Pyongyang, a-t-il insisté.
La France est le seul pays de l'Union européenne, avec la Lettonie, à ne pas entretenir de relations diplomatiques avec la Corée du Nord.
M. Kouchner est au Japon jeudi et se rendra vendredi en Corée du Sud pour évoquer avec ses homologues les efforts internationaux pour amener la Corée du Nord et l'Iran à renoncer à leurs programmes nucléaires.
"Nous n'allons pas ouvrir une ambassade, certainement pas", a affirmé M. Kouchner au cours d'une conférence de presse, en répondant à une question d'un journaliste japonais.
L'émissaire spécial de Paris pour la Corée du Nord, Jack Lang, avait annoncé en décembre que le gouvernement français avait proposé d'ouvrir à Pyongyang une "structure permanente de coopération humanitaire, culturelle, linguistique".
Le chef de la diplomatie française a expliqué qu'il n'y avait "pas de confusion" entre sa position et celle de...

