Évoquant les derniers développements sur la scène locale, le leader des FL a d'abord minimisé la prochaine visite du chef du Parti socialiste progressiste, Walid Joumblatt, à Damas, affirmant que cette visite en tant que telle « ne signifie rien, l'important est ce qui va suivre ». M. Geagea a ajouté qu'en dépit de la position centriste adoptée par M. Joumblatt après les dernières élections législatives du 7 juin 2009, « la base du PSP et la base druze restent, d'une manière générale, au cœur du 14 Mars ».
Interrogé sur une éventuelle visite de sa part en Syrie, M. Geagea a déclaré : « Avec tout mon respect pour la Syrie en tant qu'État frère et voisin, rien ne justifie une visite en Syrie dans le contexte présent. Les relations entre les deux pays n'ont pas encore été normalisées, et de plus, certains dossiers litigieux n'ont pas encore été réglés. » Le leader des FL a indiqué dans ce cadre que « le président de la République et le Premier ministre œuvrent de manière assidue à normaliser les rapports entre les deux États ».
Et M. Geagea d'ajouter à cet égard : « La vision que les dirigeants syriens ont des relations avec le Liban a changé au niveau de la forme, dans une certaine mesure, mais sur le plan du fond, leur vision n'a pas changé et ils continuent de considérer que le Liban n'est pas un État indépendant et que les leaders libanais et le peuple libanais ne sont pas en mesure de décider eux-mêmes de leur sort. » « L'influence de la Syrie (au Liban) ne s'est pas accrue, mais ce sont certains partis libanais qui, malheureusement, se comportent en acceptant d'être influencés par la Syrie, et c'est ce qui accroît l'influence de la Syrie », a déclaré M. Geagea.
Et le leader des FL de déplorer, en conclusion, le fait que les forces du 8 Mars, dont notamment le Hezbollah, « s'emploient, de différentes façons camouflées, à entraver le processus d'édification de l'État ». M. Geagea a enfin stigmatisé la campagne menée par le 8 Mars contre les Forces de sécurité intérieure.
Signalons, sur un autre plan, que dans un communiqué publié hier, les Forces libanaises ont indiqué que la cour d'appel pénale de Beyrouth statuant dans les affaires des imprimés, présidée par le juge Roukoz Rizk et les conseillers Nawal Saliba et Rou'a Hamdane, a rejeté les vices de forme présentés par la chaîne du Hezbollah al-Manar et par l'ancien ministre Wi'am Wahhab, dans les procès intentés contre eux par les Forces libanaises.


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